Du 4 au 6 mai 2026, la ville de Cotonou accueille un atelier régional de formation consacré aux statistiques énergétiques et à la validation des bilans énergétiques des États membres. Initiée par la Cedeao, en collaboration avec la Commission africaine de l’énergie et la Banque mondiale, cette rencontre stratégique réunit experts, statisticiens et décideurs du secteur énergétique.
Pendant trois jours, les participants sont appelés à renforcer leurs capacités techniques tout en travaillant à l’harmonisation des données énergétiques régionales. L’atelier porte notamment sur la validation des bilans énergétiques pour l’année 2024, une étape essentielle pour améliorer la qualité et la fiabilité des statistiques du secteur. Prenant la parole en début de session, le Chef division, Systèmes d’information, énergétiques et statistiques à l’Afrec, Samson Bel-Aude Nougbodohoue, a situé le contexte de l’atelier. Il a rappelé l’importance stratégique de disposer de données énergétiques fiables, harmonisées et régulièrement mises à jour pour orienter les politiques publiques. Selon lui, cet atelier s’inscrit dans une dynamique continentale visant à renforcer les systèmes d’information énergétique et à améliorer la qualité des bilans énergétiques produits par les États membres. Le lancement officiel des travaux a été effectué par le Représentant résident de la Cedeao au Bénin, Amadou Diongue. Dans son allocution, il a salué la mobilisation des participants et souligné l’importance de cette rencontre pour la consolidation des statistiques énergétiques régionales. Il a exhorté les experts à faire preuve de rigueur et d’engagement afin d’atteindre les objectifs fixés, tout en leur souhaitant plein succès dans leurs travaux. À l’ouverture des travaux, le représentant de la Banque mondiale, Félicien Accrombessy, a réaffirmé l’engagement de l’institution à accompagner les pays africains dans leur transition énergétique. Il a insisté sur l’importance du renforcement des capacités humaines et institutionnelles, du développement de cadres statistiques robustes et de la promotion de l’énergie durable. « Il est urgent de renforcer la collaboration entre toutes les parties prenantes. J’invite chaque participant à tirer le meilleur parti de ces journées à Cotonou, à échanger les expériences, partager les bonnes pratiques et identifier ensemble des solutions concrètes aux défis communs », a-t-il déclaré. Convaincu que des systèmes statistiques performants constituent un levier essentiel, il a souligné qu’ils permettront d’accélérer la transition énergétique en Afrique et de favoriser l’accès aux services énergétiques modernes pour les millions de personnes qui en sont encore privées.
Au programme de cette rencontre figurent plusieurs axes majeurs. Les participants procèdent d’abord à un état des lieux des données énergétiques disponibles pour 2024. Ils découvrent ensuite le système d’information énergétique africain, avant d’explorer en détail le questionnaire du bilan énergétique et ses modalités de remplissage. Une attention particulière est accordée à l’architecture, aux fonctionnalités et aux mécanismes de gouvernance du système d’information énergétique de la Cedeao, outil clé pour le suivi des politiques énergétiques et l’harmonisation des données dans la région. La première journée est consacrée à la compréhension des flux et des sources d’énergie, ainsi qu’au processus d’élaboration et de validation des bilans énergétiques nationaux. La deuxième journée, prévue le mardi 5 mai 2026, est dédiée à la revue approfondie et à la validation des bilans énergétiques des États membres, conformément aux normes internationales et aux standards de l’Afrec. À travers cet atelier, la Cedeao et ses partenaires réaffirment leur volonté de doter la région d’outils fiables et harmonisés pour une meilleure gouvernance du secteur énergétique, au service d’un développement durable et inclusif.
Joël Samson Bossou
















