L’Union communale des coopératives villageoises de maraîchers de Sèmè-Podji (Uccovmas) a sacrifié à la tradition de la célébration de la fête du travail, vendredi 1er mai 2026 à Djeffa/Plage sur fond de défis à relever pour le développement de son secteur d’activités dans une atmosphère festive. Le député Hyppolite Hazoumè, le maire de la Commune, Thomas Singbo, le président de l’Interprofession culture maraîchère ( Icm-Bénin ), Mathieu Sahui, et l’assistant du secrétaire général du ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, Emmanuel Zinsou, étaient des invités de marque de la manifestation.
Fête du travail sur fond de défis à relever dans une liesse populaire. C’est dans cette ambiance que l’Uccovmas (Union communale des coopératives villageoises de maraîchers de Sèmè-Podji) a célébré le 1er mai 2026 à Sèmè-Podji au cours d’une cérémonie empreinte de discours d’exhortation au courage et de défis à relever. Dans cette liesse populaire, le président de l’Uccovmas, Jérôme Dah Houédji, a salué l’abnégation des maraîchers de la commune à travailler la terre. « Aujourd’hui, nous célébrons bien plus qu’un métier. Nous honorons le courage, la persévérance et le dénouement de celles et ceux qui, chaque jour, travaillent la terre pour nourrir nos familles, nos communautés et notre pays. Être maraîcher, ce n’est pas seulement cultiver des légumes, c’est faire preuve de patience, de résilience face aux aléas climatiques…… », a-t-il déclaré avant de souligner qu’ils sont confrontés à de nombreux défis à savoir : l’accès limité à l’eau, les difficultés d’approvisionnement en intrants de qualité, les problèmes de conservation et de commercialisation sans oublier les effets des changements climatiques. Pour solutionner ces problèmes, Jérôme Dah Houédji a lancé un appel aux autorités et aux partenaires techniques et financiers d’accompagner davantage les maraîchers de Sèmè-Podji, car selon ses propos, investir dans le maraîchage, c’est investir dans l’avenir, la santé et la prospérité du pays.
Prenant la parole, Mathieu Sahui, fondateur et ancien président de L’Uccovmas, aujourd’hui président de l’Icm-Bénin, a retracé la genèse du développement du maraîchage à Sèmè-Podji. « Qu’il vous soutienne jusqu’en 2009, la principale activité des jeunes de Sèmè-Podji était l’exploitation des carrières de sable marin. Du jour au lendemain, à juste titre, le gouvernement a décidé de les fermer, parce que, tous les jours, nous enregistrons des pertes de notre superficie à cause de l’érosion côtière. Alors, c’était la désolation totale dans le rang de ces jeunes-là. Au lieu de céder à la lamentation, ils ont accepté de se reconvertir en agriculture. Le maire de Sèmè-Podji d’alors, Mathias Gbèdan, a sollicité et obtenu l’appui du projet spécial d’insertion des jeunes à l’agriculture à cet effet. En 2011, avec 242 hectares, nous nous sommes constitués en Coopérative des jeunes maraichers de Sèmè-Podji (Cojemas). Je l’ai créée et j’étais son président. Par la suite, d’autres coopératives ont vu le jour. En 2014, nous avons senti le besoin de nous fédérer pour créer l’Union communale des coopératives villageoises de maraîchers de Sèmè-Podji qui est en train de fêter aujourd’hui…. », a-t-il relaté. Pour leur part, le maire de Sèmè-Podji, Thomas Singbo, et le représentant du secrétaire général du ministère de l’Agriculture, Emmanuel Zinsou, ont exhorté les maraichers à la persévérance, car ils jouent un grand rôle dans la sécurité alimentaire au Bénin.
J. Y. M. (Br Ouémé-Plateau)

















