Le Conseil économique et social (Ces) a organisé, le lundi 29 juin 2026, à la Maison des jeunes de Djèdjankpèvi, à Porto-Novo, une séance d’imprégnation des populations sur les textes législatifs et réglementaires relatifs à la lutte contre la pollution par les sachets plastiques, la pollution sonore et l’hygiène publique en République du Bénin.
Cette initiative s’inscrit dans la dynamique impulsée par le Ces du département de l’Ouémé, qui entend mener une lutte résolue contre ces fléaux. Le maire de Porto-Novo, Rachadou Toukourou, le préfet de l’Ouémé, Marie Akpotrossou, ainsi que les directeurs des services déconcentrés de l’État ont pris part à cette rencontre, aux côtés des femmes des marchés ciblées dans le cadre de cette campagne de sensibilisation. « La présente activité revêt une importance capitale. En effet, les nuisances liées à l’utilisation anarchique des sachets plastiques, à la pollution sonore et au déficit d’hygiène publique constituent aujourd’hui de véritables défis pour la santé des populations, la préservation de l’environnement et l’amélioration du cadre de vie », a déclaré d’entrée de jeu le coordonnateur du Conseil économique et social du département de l’Ouémé, Omer Avalla. Selon lui, il est indispensable que chaque citoyenne et chaque citoyen connaisse les textes en vigueur, comprenne les responsabilités qui lui incombent et adopte des comportements respectueux de l’environnement et du bien-être collectif. À l’en croire, l’information et la sensibilisation demeurent des leviers essentiels pour favoriser les changements de comportements nécessaires à l’édification d’un cadre de vie sain, durable et harmonieux.
Poursuivant son intervention, le coordonnateur départemental a remercié le président national du Ces, Conrad Gbaguidi, ainsi que l’ensemble de son équipe pour les efforts remarquables déployés depuis leur installation. « En si peu de temps, vous avez su insuffler une nouvelle dynamique à notre institution à travers des actions concrètes de proximité au bénéfice des populations. Cette tournée nationale en constitue une parfaite illustration. Après les départements de l’Atlantique et du Plateau, l’Ouémé accueille aujourd’hui la troisième étape de cette importante campagne de sensibilisation.
Le Ces se rapproche davantage des citoyens
Nous sommes honorés de recevoir cette initiative, qui traduit la volonté du Conseil économique et social de se rapprocher davantage des citoyens et d’être à leur écoute », a-t-il souligné. Les propos du coordonnateur départemental ont été appuyés par les autres intervenants. Prenant la parole, le président du Ces, Conrad Gbaguidi, a rappelé que cette séance de sensibilisation s’inscrit dans le cadre de la loi n° 2024-26 du 17 juillet 2024 portant loi organique sur le Conseil économique et social, telle que modifiée par la loi n° 2026-04 du 16 mars 2026.
Face à ces enjeux, a-t-il expliqué, les pouvoirs publics ont adopté un ensemble de dispositions législatives et réglementaires destinées à encadrer les comportements, à prévenir les atteintes à l’environnement et à garantir un cadre de vie sain pour tous.
« Toutefois, l’efficacité de ces textes dépend largement de leur appropriation par les différents acteurs concernés. C’est précisément tout le sens des présentes séances d’imprégnation. Elles offrent une opportunité de mieux comprendre les dispositions en vigueur, d’échanger sur leurs implications pratiques et de renforcer les capacités des parties prenantes en vue d’une application effective et harmonieuse. Le Ces, en tant qu’institution de dialogue, de concertation et de veille sur les questions économiques, sociales, culturelles et environnementales, attache une importance particulière à la sensibilisation citoyenne et à la promotion des comportements responsables. Nous sommes convaincus que la protection de l’environnement et l’assainissement du cadre de vie ne sauraient être l’affaire exclusive de l’État. Ils requièrent la contribution active des collectivités territoriales, des opérateurs économiques, des organisations de la société civile, des leaders communautaires, des médias et de chaque citoyen », a-t-il affirmé. Selon Conrad Gbaguidi, cette rencontre constitue un véritable creuset d’échanges qui permettra aux acteurs institutionnels et communautaires d’être non seulement suffisamment imprégnés du contenu et des enjeux de ces textes, mais aussi de relayer, auprès de leurs concitoyens, les dispositions dont ils auront pris connaissance. « Au-delà du simple respect de sa vocation institutionnelle, la démarche du Conseil économique et social relève d’un devoir républicain et constitue une invite à l’engagement de tous pour un Bénin où il fera bon vivre, pour chacun et pour tous », a-t-il conclu.
Jules Yaovi Maoussi (Br Ouémé-Plateau)


















