
Cotonou accueille depuis le lundi 6 juillet 2026, les 7èmes États généraux de l’assurance pour tous, organisés par la Fédération des sociétés d’assurances de droit national africaines (Fanaf) en partenariat avec l’Association des sociétés d’assurance du Bénin (Asab). Placées sous le thème : « Adopter le pacte panafricain de l’assurance inclusive », ces assises de trois jours ambitionnent de poser les bases d’une nouvelle stratégie continentale pour rendre l’assurance accessible à tous.
À travers cette rencontre de haut niveau, assureurs, régulateurs, gouvernements et partenaires techniques entendent accélérer la transformation du secteur afin de mieux protéger les populations africaines face aux risques économiques, climatiques et sanitaires. En souhaitant la bienvenue aux délégations venues de toute l’Afrique et d’autres continents, le président de l’Asab, Hervé Tchiakpè, a salué le choix porté sur le Bénin pour accueillir cette 7ème édition. « Nous sommes également et surtout ici pour adopter le pacte africain de l’assurance inclusive », a-t-il déclaré, rappelant que l’objectif est d’offrir « une protection simple, accessible et abordable aux personnes traditionnellement peu ou pas couvertes par les assurances classiques ». Le président de la Fanaf, Mamadou Koné, a marqué les esprits en racontant l’histoire d’Aïssa Touré, commerçante ayant tout perdu dans un incendie faute d’assurance. À travers ce témoignage, il a illustré les conséquences de la faible couverture assurantielle en Afrique. « Comment accepter que ceux qui sont les plus exposés aux risques soient précisément ceux qui en sont les moins protégés ? », s’est-il interrogé. Pour lui, « l’urgence aujourd’hui n’est plus de comprendre le problème que nous connaissons déjà. L’urgence est d’agir ». Il a également insisté sur le fait que le pacte panafricain ne sera « pas une déclaration d’intention de plus », mais « un contrat de résultat » assorti d’objectifs mesurables jusqu’en 2040.
Des attentes fortes pour une assurance accessible à tous
Ouvrant officiellement les travaux, le ministre délégué auprès du ministre de l’Economie des finances, chargé des finances et de la microfinance, Nicolas Yenoussi, a rappelé que l’assurance est désormais « un instrument stratégique de développement économique, de réduction de la pauvreté, de stabilité sociale et de sécurisation des investissements ». Il a souligné que, malgré le potentiel du continent, le taux de pénétration de l’assurance reste inférieur à 2% dans la plupart des pays africains. Pendant trois jours, les participants plancheront sur onze ateliers consacrés notamment à l’assurance agricole, à la micro-assurance santé, à la protection des Pme, à la digitalisation des services, à l’innovation technologique et à l’élargissement de la couverture aux populations les plus vulnérables. À l’issue des travaux, les acteurs espèrent adopter un pacte panafricain capable d’engager durablement les États, les régulateurs et les compagnies d’assurance autour d’une ambition commune : faire de l’assurance inclusive un véritable levier de résilience, de croissance et de développement pour l’Afrique.
















