Invitée de l’émission « Xotadji » de Radio et Télévision Carrefour (Rtvc), le samedi 31 octobre 2026, la ministre conseillère à la Santé, Rosine Dagniho, a apporté des éclairages sur les réformes sanitaires et les pôles de développement territorial. Elle a notamment insisté sur la nécessité de rapprocher les services publics des citoyens, de garantir une meilleure prise en charge des urgences vitales et de faire des réformes engagées des leviers concrets d’amélioration des conditions de vie.
Au cours de cet échange animé par Ghislain Jérôme Djihokin, Rosine Dagniho a mis en avant la portée sociale des réformes engagées dans le secteur sanitaire. Abordant particulièrement la prise en charge des urgences vitales, elle a rappelé que l’accès aux premiers soins ne doit pas être conditionné par la capacité financière immédiate du patient. Pour la ministre conseillère, le principe est sans équivoque, lorsqu’une vie est en danger, la priorité doit être donnée aux soins, la régularisation des frais intervenant après la prise en charge. Elle a également souligné que la réussite de cette mesure gouvernementale nécessite une bonne compréhension de ses modalités par les populations. À cet effet, elle a insisté sur la responsabilité des élus locaux, des relais communautaires et des agents de santé dans la diffusion de l’information, l’orientation des patients et la remontée des difficultés rencontrées sur le terrain. La pérennité du dispositif dépend aussi, selon cette approche, de la régularisation des frais engagés après les soins. Sur le second volet, consacré aux pôles de développement territorial, Rosine Dagniho a présenté cette réforme comme une nouvelle approche de l’action publique, destinée à mieux prendre en compte les potentialités propres aux territoires. L’ambition est de favoriser une répartition plus équilibrée des opportunités économiques, de stimuler les investissements et de rapprocher les actions de développement des réalités locales.
Elle a ainsi mis en perspective les retombées attendues pour les populations à savoir la création d’emplois, la valorisation des ressources locales, l’amélioration des infrastructures et accès accru aux services sociaux. Pour elle, l’enjeu est que cette nouvelle organisation territoriale se traduise par des changements perceptibles dans le quotidien des citoyens. À travers cette intervention, la ministre conseillère a souligné l’importance de l’adhésion et de la participation des populations dans la mise en œuvre des réformes. Car, au-delà des décisions institutionnelles, leur réussite se mesurera surtout à leurs effets concrets sur les conditions de vie des Béninois.
Sergino Lokossou
















