Au Bénin, les résultats des différents examens de cette année 2026 ont été récemment proclamés. A ce titre, l’examen du Certificat d’études primaires (Cep) a donné 90,17 %, l’examen du Brevet d’études du premier Cycle (Bepc), 64,14% et l’examen du Baccalauréat 66,78%. Les résultats des examens 2026 comparés aux résultats des examens 2025, montre une régression au niveau des taux d’admissibilité. Cette diminution reflète des défis persistants dans le système éducatif de nos jours. Un constat qui appelle les enseignants, les parents d’élève et les élèves à réfléchir plus.
Les résultats des examens de cette année sont tombés il y a quelques jours. L’écart qui est faite entre cette année et l’année dernière est énorme. Selon les analyses, le taux de pourcentage de l’année dernière au Cep était de 98,70%, comparativement au pourcentage de cette année qui est de 90,17%. Concernant les résultats au Bepc, l’année académique 2025 a donné 77,25% alors qu’en 2026, cette année on a 64,14%. Le taux de pourcentage au Baccalauréat l’année dernière était de 73,02% tandis que cette année on a obtenu 66,78%. Selon une enseignante d’économie au Collège d’enseignement général de Sèkandji, Elsie Atche, le bilan de cette année est moins bon que celui l’année dernière. « Nous avons enregistré une baisse de taux de réussite. Cela montre que les efforts fournis n’ont pas suffi à maintenir la dynamique de 2025 », a-t-elle affirmé. Ce rapport d’étude de comparaison soulève la question de connaitre les défis que rencontre le système éducatif. A l’entendre, plusieurs facteurs expliquent la diminution du taux de pourcentages observée au niveau des différents examens cette année. Il s’agit entre autres du mauvais comportement de quelques élèves, de la mauvaise conduite de certains professeurs, de la méthode d’enseignement de certains professeurs ou du programme de cours de l’année. « A mon avis, cette diminution s’explique par le fait que les élèves ne s’appliquent pas aux cours que l’enseignant donne. Ils les bafouent souvent et s’attachent à des choses inutiles et surtout, ils choisissent mal leurs séries. On peut aussi parler du manque de suivi personnel des parents à la maison après les cours », a rajouté l’enseignante. Pour corriger le tir les années à venir, elle propose qu’il faut procéder à une meilleure orientation des élèves dès la classe de seconde en fonction de leurs capacités, équiper les Ceg de bibliothèques. « Il faut aussi mettre en place un environnement saint et propice à l’apprentissage, faire appel aux parents pour le bon guide des élèves et motivé le personnel enseignant », a conseillé l’enseignante d’économie.
Lucresse Kodjo (Stag)

















