La Place de l’Amazone à Cotonou a vibré au rythme des danses urbaines à l’occasion de la Compétition de danse urbaine Chine–Afrique de l’Ouest 2026, organisée par le Centre culturel chinois au Bénin, en partenariat avec l’Ambassade de Chine près le Bénin et l’association Beeworkers.
L’événement a réuni un public nombreux venu célébrer le talent des jeunes danseurs et le dialogue culturel entre la Chine et les pays d’Afrique de l’Ouest. Huit groupes représentant cinq nations : le Bénin, le Nigeria, le Togo, la Côte d’Ivoire et le Ghana se sont affrontés dans une ambiance festive, offrant des prestations alliant créativité, technicité, synchronisation et énergie. Au terme d’une finale très disputée, le groupe Motherland du Nigeria a remporté le premier prix devant 3e Prototype de Côte d’Ivoire. Le groupe béninois Les Titans a décroché une honorable troisième place. Les récompenses attribuées aux trois meilleures équipes s’élèvent respectivement à 700 000 FCFA, 400 000 FCFA et 200 000 FCFA. Au nom des vainqueurs, David Utibe a exprimé sa reconnaissance envers les organisateurs, les supporters et le peuple béninois. Il a salué l’accueil chaleureux réservé à la délégation nigériane et souligné les efforts consentis par son équipe pour représenter dignement son pays. « Nous sommes infiniment reconnaissants. Merci à Dieu, merci à tous ceux qui nous ont soutenus depuis le Nigeria et merci au peuple béninois pour son hospitalité », a-t-il déclaré. Membre du jury, Chris Nadal a expliqué que l’évaluation des candidats reposait sur plusieurs critères, notamment l’originalité, la synchronisation, la gestion de l’espace scénique, l’énergie et la qualité de l’interprétation chorégraphique. Selon lui, le groupe nigérian s’est distingué par son identité artistique, sa cohésion et sa parfaite maîtrise de la scène. Revenant sur la troisième place des Titans du Bénin, il a précisé que le jury avait privilégié la qualité globale de la danse et son harmonie avec la musique. « Les Ivoiriens ont proposé une prestation plus harmonieuse, avec une meilleure gestion de l’espace et une plus grande cohérence chorégraphique. Même en tant que Béninois, nous avons dû faire preuve d’objectivité », a-t-il affirmé.
Joël Samson Bossou
















