Le procès relatif à la disparition de Pierre Urbain Dangnivo a repris le jeudi 16 juillet 2026 au Tribunal de première instance de Cotonou. Les échanges ont été dominés par des contestations autour des éléments avancés par le ministère public, avant un renvoi de l’affaire au mercredi 22 juillet 2026.
Reprise à 11h16, l’audience consacrée aux plaidoiries de la défense et aux éventuelles répliques a rapidement été marquée par des interrogations des avocats de la défense et de la partie civile sur certains éléments évoqués par le ministère public. L’un des premiers à intervenir, Me Théodore Zinflou, avocat de la défense, a demandé au ministère public d’expliquer l’origine de son affirmation selon laquelle Pierre Urbain Dangnivo serait mort dans le lit de Codjo Alofa. Dans le même sens, Me Olga Anasside, avocate de la partie civile, a estimé que le ministère public avait « redéfini la carte de ce dossier ». Elle a notamment déclaré : « D’où tire-t-il ses éléments (Akon et Paul ont tué Dangnivo) ? Nous attendons qu’il produise les pièces, et nous en débattrons ». Poursuivant les contestations, Me Julien Togbadja, également de la défense, a soutenu que de nouveaux éléments avaient été introduits dans le dossier. « Le ministère public affirme qu’il n’y a pas d’éléments nouveaux. Nous soutenons, pour notre part, qu’il y en a. L’assassin, c’est lui qui nous le crée. La ceinture de Pierre Urbain Dangnivo chez Alofa, c’est nouveau. Existe-t-il un procès-verbal qui prouve que Dangnivo est mort dans le lit d’Alofa ? », a-t-il déclaré. Face aux demandes des avocats, l’audience a été suspendue à 14h46 afin de permettre la production des pièces réclamées. Le ministère public a indiqué que les documents sollicités figuraient déjà au dossier de la procédure. À l’issue de cette suspension, le tribunal a décidé d’un renvoi ferme de l’affaire au mercredi 22 juillet 2026. La prochaine audience sera consacrée à la poursuite des plaidoiries de la défense ainsi qu’aux éventuelles répliques.
Léonce Adjévi

















