« Le verdict de l’affaire, sinon je dirais même la sulfureuse affaire du procès Pierre Hubert Dangnivo, je dirais que c’est une décision qui, ma foi, vient sans doute au regard des éléments apportés par la Cour, on peut dire enfin, la justice a rendu son verdict et le droit a été dit. Le droit a été dit dans la mesure où vous n’êtes pas sans savoir que c’est une affaire, pour me répéter, qui a véritablement secoué la République. Quand on sait ce que cette disparition a apporté au sein de ce ministère-là dans lequel il exerçait, d’enquête en enquête. Nul besoin de rappeler tout ce qui a concouru, on va le dire ainsi, à cette décision-là du tribunal, parce qu’on sait qu’il y avait des zones d’ombre. Justement, Kodjo Kossi Alofa, Amoussou, je pense que tous ces prévenus-là et les coaccusés ont été écoutés. Ils sont passés à la barre pour donner leur version des faits. Et si au regard des analyses, la Cour estime que le seul principal mis en cause dans cette affaire est justement Kodjo Kossi Alofa, on ne peut que s’en tenir à cette décision. Mais le petit hic que j’ai, c’est la façon bizarre, je préfère le dire ainsi, qu’on blanchit un certain Donatien Amoussou. Quand on suit un peu toutes les étapes de la procédure, depuis l’enquête préliminaire jusqu’au verdict, je pense, à mon humble avis, sans pour autant porter un jugement de valeur, que certainement c’est au bénéfice du doute, certes, qu’il a été relaxé, mais je pense quand même que pour tout ce temps-là qu’il a passé derrière les barreaux, c’est aussi une ouverture. Je fais comme ça pour qu’on puisse s’interroger, parce que généralement, même si des situations du genre surviennent, tout ce temps-là qu’il a passé derrière les barreaux, qui le dédouane ? Si tant est qu’il est blanchi au regard d’un certain nombre de preuves qui ont été apportées. Je pense que c’est l’autre paire de manches au niveau du chapitre judiciaire qu’il va falloir clarifier, sinon améliorer, pour que– On sait qu’il y en a qui croupissent dans les geôles de nos prisons, qui sont en attente de jugement. Dieu seul sait combien sont-ils. Quand j’ai fini de dire ça, pour me résumer, je pense que c’est un procès qui vient disculper toute sorte de suspicion et tout ce qui entourait justement cette sulfureuse affaire. Au-delà, c’est que désormais la famille Dangnivo peut enfin pousser un ouf de soulagement. Et comme la cour l’a justement souhaité, il faut que les restes soient restitués à la famille pour qu’enfin, la famille Dangnivo puisse faire enfin son deuil. Je pense que c’est ce qu’on peut retenir globalement de cette affaire. Quitte à ce que les autres débats se fassent justement dans les différents coins de rue, dans les différents ménages. »


















