Le Collectif des enseignants, Agents contractuels de droit public de l’Etat (Acdpe), Elèves professeurs adjoints (Epa) et Elèves professeurs certifies (Epc) de la promotion 2014, a fait un point de presse le lundi 31 août 2026 à la Bourse du travail à Cotonou. Les enseignants demandent la restauration de leurs droits, la reconstitution de leur carrière et l’application juste des textes.
A quelques semaines de la rentrée scolaire 2026-2027, qui est prévue pour le 14 septembre 2026, le Collectif des enseignants Acdpe, Epa et Epc de la promotion 2014 s’est prononcé le lundi 31 août 2026 à travers un point de presse qui s’est tenu à la Bourse du travail à Cotonou. Dans sa déclaration, Idelphonse Adéagbo, membre du collectif et professeur certifié des Svt, a lâché que ce point de presse est une occasion pour les enseignants Acdpe, Epa et Epc de la promotion 2014 de porter à la connaissance du président de la République, Romuald Wadagni et des ministres de l’Enseignement secondaire, de l’Enseignement supérieur, du Budget et de la fonction publique, les préoccupations liées à la gestion de la carrière administrative de ces enseignants après douze années de service. Cette démarche, selon lui, vise à obtenir une application cohérente, équitable et favorable des textes qui régissent la carrière des enseignants concernés, afin que les retards administratifs et les mauvais choix d’interprétation des textes ne soient préjudiciables aux agents de l’Etat qu’ils sont. En poursuivant sa déclaration, Idelphonse Adéagbo a mis l’accent sur certains dysfonctionnements qui désavantagent les enseignants, notamment l’application différenciée des textes concernant l’ancienneté, et le débat sur le tiers et les deux tiers du temps de formation. « Or, dans les faits, la formation n’a commencé qu’en décembre 2022 pour prendre fin en septembre 2024. Ce retard administratif ne saurait être imputé aux enseignants concernés. Pourtant, l’administration a retenu le 1er janvier 2025 comme date d’intégration. C’est précisément sur ce point que porte notre première doléance : la date d’intégration doit être rétablie au 1er janvier 2023, conformément à la logique de l’arrêté de mise en formation et à la durée réglementaire de la formation », a-t-il affirmé. D’après lui, l’autre préoccupation majeure concerne les quatre années passées sous Contrat à durée déterminée. « Ces années correspondent à une période effective de service au cours de laquelle les enseignants concernés ont exercé leurs fonctions et ont contribué au fonctionnement du système éducatif national. Le Collectif demande que cette ancienneté soit examinée et prise en compte dans la reconstitution de la carrière », a-t-il fait savoir.
Les principales doléances
Au regard de l’ensemble des éléments, le Collectif des enseignants Epa et Epc de la promotion 2014 sollicite l’intervention du chef de l’Etat, Romuald Wadagni pour la prise en compte de la période allant de décembre 2018 à décembre 2022 dans l’application du coefficient de conservation de l’ancienneté, afin de ne pas pénaliser les agents du fait du retard enregistré dans le démarrage effectif de leur formation, l’intégration des intéressés dans les corps des professeurs adjoints et des professeurs certifiés à compter du 1er janvier 2023, au lieu du 1er janvier 2025, en tenant compte de la durée réglementaire de la formation et du calendrier prévu par l’arrêté interministériel de mise en formation, l’application de l’article 202 du décret n°2015-592 du 21 novembre 2015 pour l’avancement d’échelon, notamment en ce qui concerne la conservation des deux tiers du temps passé en formation, plutôt que l’application de la seule règle générale du tiers prévue par l’article 120 alinéa 3 de la loi n°2015-18 et la prise en compte des quatre années de service effectuées sous Cdd dans la reconstitution de la carrière, conformément aux dispositions applicables et à la réalité des services accomplis. « Nous demandons que les textes applicables à notre situation soient examinés dans leur ensemble et que nous les agents, ne soyons pas pénalisés par des retards ou des dysfonctionnements administratifs dont nous ne sommes pas responsables », a souhaité Idelphonse Adéagbo, membre du Collectif des enseignants Acdpe, Epa et Epc de la promotion 2014. Après douze années de service, ils demandent donc aux autorités compétentes de bien vouloir examiner avec bienveillance leurs préoccupations et d’ouvrir un cadre de dialogue permettant de parvenir à une solution durable.
Patrice Zoundé (Coll)


















