samedi, 24 octobre 2026
  • S’abonner
  • Lire le journal
  • Connexion
  • S'inscrire
Chariot / 0 CFA

Votre panier est vide.

LE MATINAL
  • À la UNE
  • Société
  • Politique
  • Sports
  • Culture
  • Santé
  • Economie
  • Inter
  • Avis et communiqués
Pas de résultat
Afficher tous les résultats
LE MATINAL
  • À la UNE
  • Société
  • Politique
  • Sports
  • Culture
  • Santé
  • Economie
  • Inter
  • Avis et communiqués
Pas de résultat
Afficher tous les résultats
LE MATINAL
Pas de résultat
Afficher tous les résultats
Accueil Société

Encadrement des funérailles au Bénin : L’église catholique relance le débat

La Rédaction par La Rédaction
8 septembre 2026
dans Société
Durée de lecture : 6 mins de lecture
0 0
0
Atelier jeune public sur la photographie à l’Espace culturel Le Centre : Carlos Sodokpa transmet son regard artistique aux enfants

Mgr Clet Feliho, évêque de Kandi

0
PARTAGES
444
VUES
Partage FacebookPartage TwitterPartage WhatsApp
Pub KDK Pub KDK Pub KDK

ESPACE PUBLITAIRE ESPACE PUBLITAIRE ESPACE PUBLITAIRE

Face à l’ampleur prise par les dépenses liées aux funérailles dans certaines régions du Bénin, l’église catholique appelle à une réflexion nationale sur la nécessité d’encadrer ces pratiques. Dans une lettre adressée au président de l’Assemblée nationale, Joseph Fifamè Djogbénou, et lue à l’ouverture de la deuxième session extraordinaire de l’année 2026, lundi 7 septembre 2026, Mgr Clet Feliho, évêque de Kandi, lance un véritable cri de cœur pour que le pays engage un débat sur la manière d’honorer les morts sans sacrifier les vivants. Une interpellation qui réactive une question déjà portée, sans succès, à l’hémicycle par l’ancien député Nazaire Sado.

Le sujet revient sur la table. Et cette fois, c’est l’Église catholique qui interpelle directement la représentation nationale. Dans une correspondance adressée au président de la dixième législature, Joseph Fifamè Djogbénou, l’évêque de Kandi, Mgr Clet Feliho, appelle les pouvoirs publics à se pencher sérieusement sur les pratiques entourant l’organisation des funérailles au Bénin. L’ampleur prise par certaines cérémonies funéraires alimente depuis plusieurs années les débats dans l’opinion. Dans plusieurs régions du pays, les obsèques ne se limitent plus à l’accompagnement du défunt vers sa dernière demeure. Elles donnent parfois lieu à de véritables démonstrations sociales, avec des dépenses qui dépassent largement les capacités financières des familles. Dans sa lettre, le prélat met précisément le doigt sur cette réalité. « Au nom de la tradition, des veuves, des orphelins, des filles et fils sont soumis à des exigences financières, matérielles et coutumières parfois insupportables. » Une situation qui, selon lui, transforme progressivement le deuil en une lourde épreuve économique et sociale. Car derrière le faste de certaines cérémonies, se cachent des réalités beaucoup moins reluisantes que sont endettement, appauvrissement, conflits familiaux et, parfois, procédures judiciaires. Pour honorer la mémoire d’un proche, certaines familles sont contraintes de contracter des dettes ou de brader des biens meubles et immeubles. Des patrimoines patiemment constitués peuvent ainsi être sacrifiés en quelques jours pour répondre aux exigences d’une cérémonie funéraire. Cette pression est d’autant plus paradoxale que, dans certains cas, la personne décédée n’avait besoin, de son vivant, que du strict minimum pour subvenir à ses besoins. Une fois disparue, les dépenses engagées pour ses funérailles peuvent pourtant atteindre des montants considérables. Une contradiction que le débat public gagnerait à interroger. Dès lors, certaines questions émergent. Pourquoi tant de diligence pour organiser des obsèques coûteuses alors que l’on ne déploie pas toujours la même énergie pour sauver le proche lorsque celui-ci est encore confronté aux griffes de la maladie ou de la mort ? Au-delà de la question financière, les pratiques funéraires peuvent également exercer une forte pression psychologique et sociale sur les familles. La peur du regard des autres, la volonté de respecter le rang social du défunt, les obligations coutumières et la crainte d’être accusé de négligence peuvent pousser des personnes déjà fragilisées par le deuil à consentir à des dépenses qu’elles ne peuvent objectivement supporter. À terme, cette pression peut avoir des conséquences sur le bien-être et la santé des personnes concernées, notamment lorsque les difficultés financières, les conflits familiaux et le stress s’ajoutent à la douleur de la perte.

Pub ESEC Pub ESEC Pub ESEC

 « Reformer les funérailles, ce n’est pas combattre la tradition »

Pour l’évêque de Kandi, il ne s’agit nullement de s’attaquer aux traditions ou de remettre en cause le devoir d’honorer les morts. L’enjeu est plutôt de protéger les familles contre les excès qui entourent de plus en plus certaines cérémonies. Ainsi, Mgr Clet Feliho appelle les différentes composantes de la société à prendre leurs responsabilités. « Notre appel s’adresse aux autorités publiques, aux chefs traditionnels, aux responsables religieux, aux élus locaux et à toutes personnes attachées à l’avenir de notre société. » Surtout, le prélat souhaite l’ouverture d’une réflexion de fond. « Il devient urgent d’ouvrir un vaste débat national afin de réglementer les pratiques funéraires, d’en limiter les abus et de protéger les familles contre toute forme d’exploitation et de pression abusive. » Une démarche que l’on pourrait difficilement réduire à une remise en cause des valeurs culturelles. Mgr Feliho le précise lui-même : « Reformer les funérailles, ce n’est pas combattre la tradition. C’est sauver la famille, préserver la jeunesse et préparer un avenir pour que nos coutumes demeurent des sources de vie plutôt que des causes de pauvreté et de divisions. ». En réalité, le constat dressé par le prélat mérite d’être pris au sérieux. L’organisation des funérailles est devenue, dans certaines communautés, une source de dépenses disproportionnées qui fragilisent durablement les familles. Elle peut également exacerber les tensions entre héritiers et proches, donnant parfois lieu à des querelles qui se prolongent devant les tribunaux. C’est pourquoi la relance de ce débat par l’église catholique apparaît comme une occasion de revisiter une problématique déjà ancienne dans le débat public béninois.

Nazaire Sado avait déjà tenté de légiférer

Mgr Clet Feliho ne remet pas simplement une nouvelle question sur la table. En 2017 puis en 2020, l’ancien député Nazaire Sado avait déjà tenté de faire adopter une proposition de loi visant à réglementer de manière conséquente, les cérémonies funéraires au Bénin. La proposition de loi avait suscité des réactions contrastées dans l’opinion. Si de nombreux compatriotes s’étaient montrés favorables à une limitation des dépenses excessives, d’autres avaient exprimé des réserves, notamment au regard de la diversité des traditions et des pratiques culturelles qui entourent les funérailles dans les différentes régions du pays. Le texte de Nazaire Sado entendait notamment encadrer les dépenses. Son article 2 disposait qu’en cas de décès, « le montant total des dépenses en denrées, boissons et services de toute nature (achat de fosse, de cercueil, habillement de la personne décédée, frais de morgue…), effectuées tant par l’organisateur que par les participants, ne peut être supérieur à 500.000 FCfa ». La proposition allait plus loin en prévoyant une restriction concernant les boissons alcoolisées et les rassemblements festifs. « Les décès et inhumations ne peuvent donner lieu à aucun rassemblement autres que ceux prescrits par les rites religieux ou tendant à manifester l’affliction, causée par la disparition du défunt. La consommation de boissons alcoolisées au cours des rassemblements autorisés ou non autorisés est strictement interdite. », indiquait la proposition de loi. Le texte prévoyait également que « Les personnes dont la présence n’est pas indispensable aux proches parents du défunt ne peuvent séjourner plus de vingt-quatre heures consécutives après l’enterrement dans la maison mortuaire ou dans ses dépendances ». La proposition de l’ancien parlementaire entendait par ailleurs limiter la durée de conservation des corps dans les morgues à cinq jours et prévoyait des sanctions en cas de violation des dispositions envisagées. Selon les explications alors données par Nazaire Sado, les contrevenants pouvaient être exposés à des amendes allant de 100.000 à un million de FCfa et à des peines d’emprisonnement de un à six mois. Malgré l’importance du sujet et les réactions suscitées dans l’opinion, les tentatives de 2017 et 2020 n’ont pas abouti. Le débat devant conduire à l’adoption d’une véritable réglementation n’a jamais été sérieusement mené jusqu’à son terme au sein de l’hémicycle.

Un débat à reprendre, mais sans passion

Le cri de cœur de Mgr Clet Feliho offre donc une nouvelle occasion de remettre le sujet au cœur de l’agenda public. Elle intervient dans un contexte où les transformations sociales, l’urbanisation et l’évolution des modes de vie rendent encore plus nécessaire une réflexion collective sur les pratiques funéraires. Bien que de nombreux Béninois soient favorables au principe d’un encadrement des dépenses excessives, la question demeure sensible. Elle touche à la tradition, à la religion, à l’honneur des familles et au rapport que chaque communauté entretient avec ses morts. Autant de dimensions qui commandent de sortir des réactions épidermiques. La relance du débat par Mgr Feliho pourrait ainsi être l’occasion pour l’Assemblée nationale de reprendre le dossier, d’en examiner la pertinence, d’écouter les différentes sensibilités et, surtout, de rechercher un équilibre entre le respect des traditions et la nécessité de protéger les familles. Car l’enjeu, au fond, dépasse la seule organisation des obsèques. Il s’agit de savoir comment préserver la dignité des défunts sans compromettre l’avenir économique de ceux qui restent. Et le cri de cœur du prélat résume cette préoccupation : « Il est temps aujourd’hui d’agir pour préserver la cohésion sociale et l’unité de nos familles. ».

Gabin Goubiyi

Article précédent

Consommation des produits psychotropes : La jeunesse béninoise prise au piège

Article suivant

Alphabétisation : Le Bénin mise sur les langues nationales

La Rédaction

La Rédaction

Dans la même categorie d' Articles

Mois du consommons local à Cotonou : L’Anm au contact des acteurs économiques au marché PK3

Mois du consommons local à Cotonou : L’Anm au contact des acteurs économiques au marché PK3

24 octobre 2026
Kora Awards 2024 : Les Pépit’Arts, Vano Baby, Fat-B et Jojo le Comédien nominés dans 04 catégories

Bénin : Seize nouvelles Web Tv autorisées par la Haac

24 octobre 2026
Présidentielle 2026 au Bénin : La Haac fixe les règles de la campagne médiatique

Vodun Days 2027 : La Haac ouvre les demandes d’accréditation aux médias

24 octobre 2026
Opération Mirador au Bénin : 73 activités réalisées pour impacter 63600 bénéficiaires

Opération Mirador au Bénin : 73 activités réalisées pour impacter 63600 bénéficiaires

24 octobre 2026
Article suivant
Alphabétisation : Le Bénin mise sur les langues nationales

Alphabétisation : Le Bénin mise sur les langues nationales

Vol et recel de moto : Deux individus interpellés à Zè

Vol et recel de moto : Deux individus interpellés à Zè

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

ESPACE PUBLICITAIRE ESPACE PUBLICITAIRE ESPACE PUBLICITAIRE
ISOCEL SA - Nouveaux Débits Jan 2026

En Ligne

  • 29

Nos Statistiques

Vues totales 10 178 365
Article le plus vu 75 488
Articles publiés 28 760
Articles suivis 28 912
Abonnés 25 220
Vues aujourd'hui 585
Vues — 7 jours 54 698
Vues — 30 jours 245 562
Vues — 90 jours 703 990
  • Tendance
  • Commentaires
  • Dernier
Enseignement primaire : Les résultats du test des Ame 2025 disponible en ligne

Enseignement primaire : Les résultats du test des Ame 2025 disponible en ligne

3 janvier 2026
Distribution du gaz au Bénin : Voici les prix des bouteilles de 1,5 Kg, 3 Kg et 6 Kg

Bénin : Voici les prix des bouteilles de gaz de 1,5 Kg, 3 Kg et 6 Kg

17 août 2025

Bénin: Voici la nouvelle date de délibération du Bepc 2024

7 juillet 2024
Niger: Samuel Eto’o chez Tiani

Niger: Samuel Eto’o chez Tiani

11 août 2024
Bénin : Les ménages bénéficiaires des services de la Sgds-Sa recensés du 1er mars au 13 avril

Rgph 5 au Bénin : Recrutement des agents de terrain pour la collecte de données

12

Paiement des allocations universitaires : Un recensement en ligne organisé pour les étudiants ayant soutenu de 2014 à 2016

7
Voici le lien pour consulter les résultats du Bepc 2023

Voici le lien pour consulter les résultats du Bepc 2023

6
Le Pasteur Edgar Guidibi n’est plus libre de ses mouvements

Le Pasteur Edgar Guidibi n’est plus libre de ses mouvements

3
Coupe du monde Fifa U15 & Festivals « Azerbaïdjan 2026 » : Défaite inaugurale des Guépards face au Qatar

Coupe du monde Fifa U15 & Festivals « Azerbaïdjan 2026 » : Défaite inaugurale des Guépards face au Qatar

24 octobre 2026
Coupe du monde de football scolaire U18 « Chine 2026 » : le Bénin dompte la France et vise la 5ème place face à la Chine

Coupe du monde de football scolaire U18 « Chine 2026 » : le Bénin dompte la France et vise la 5ème place face à la Chine

24 octobre 2026
Mois du consommons local à Cotonou : L’Anm au contact des acteurs économiques au marché PK3

Mois du consommons local à Cotonou : L’Anm au contact des acteurs économiques au marché PK3

24 octobre 2026
Mois du consommons local à Cotonou : L’Anm au contact des acteurs économiques au marché PK3

Mois du consommons local à Cotonou : L’Anm au contact des acteurs économiques au marché PK3

24 octobre 2026

Actualités Récentes

Coupe du monde Fifa U15 & Festivals « Azerbaïdjan 2026 » : Défaite inaugurale des Guépards face au Qatar

Coupe du monde Fifa U15 & Festivals « Azerbaïdjan 2026 » : Défaite inaugurale des Guépards face au Qatar

24 octobre 2026
Coupe du monde de football scolaire U18 « Chine 2026 » : le Bénin dompte la France et vise la 5ème place face à la Chine

Coupe du monde de football scolaire U18 « Chine 2026 » : le Bénin dompte la France et vise la 5ème place face à la Chine

24 octobre 2026
Mois du consommons local à Cotonou : L’Anm au contact des acteurs économiques au marché PK3

Mois du consommons local à Cotonou : L’Anm au contact des acteurs économiques au marché PK3

24 octobre 2026
Mois du consommons local à Cotonou : L’Anm au contact des acteurs économiques au marché PK3

Mois du consommons local à Cotonou : L’Anm au contact des acteurs économiques au marché PK3

24 octobre 2026
LE MATINAL

© 2022 Groupe Le Matinal .

Liens Utiles

  • À propos
  • Contact
  • S’abonner
  • Lire le journal
  • Politique de confidentialité

Réseaux sociaux

Content de vous revoir!

Connectez-vous avec Facebook
Se connecter avec Google
OU ALORS

Connectez-vous à votre compte ci-dessous

Mot de passe oublié? S'inscrire

Créer un nouveau compte!

Inscrivez-vous avec Facebook
S'inscrire avec Google
OU ALORS

Remplissez les formulaires ci-dessous pour vous inscrire

Tous les champs sont requis. Connexion

Récupérez votre mot de passe

Veuillez saisir votre nom d'utilisateur ou votre adresse e-mail pour réinitialiser votre mot de passe.

Connexion
Pas de résultat
Afficher tous les résultats
  • À la UNE
  • Société
  • Politique
  • Sports
  • Culture
  • Santé
  • Economie
  • Inter
  • Avis et communiqués
  • Connexion
  • S'inscrire
  • Chariot

© 2022 Groupe Le Matinal .

Voulez-vous vraiment déverrouiller ce message ?
Déverouillage restant : 0
Voulez-vous vraiment annuler l'abonnement ?