« À la rencontre avec le Chef de l’État, au Palais de la République, nous avons notamment retenu la bonne foi et la volonté clairement affichée du Président de la République, Son Excellence Romuald Wadagni, d’enclencher le processus d’intégration des Ame dans la fonction publique.
«Comme vous l’aurez constaté, l’enveloppe ou, mieux, l’assiette dans laquelle nous est servie l’entrée des Ame dans la fonction publique est propre et montre à quel point le Chef de l’État entend bien faire les choses !
Nous avons l’obligation morale de rappeler que le Chef de l’État, alors ministre d’État, a été, pendant de deux ans, un véritable porte-voix des Ame auprès de son prédécesseur, le président Patrice Talon. En effet, alors que la Fédération nationale des collectifs des enseignants pré-insérés du Bénin (Fénacepib) avait fini de faire le tour des institutions de la République, du Cne, de l’Anapes et des ministères de tutelle, sans véritable succès, et que nous étions presque à bout de souffle, nous avions reçu, dans l’après-midi du vendredi 15 mars 2024, le coup de fil de l’actuel Chef de l’État.
À son cabinet, il nous a écoutés, avec ses collaborateurs, pendant plus de deux heures d’horloge. Nous lui avons exposé nos doléances. Il a compati à notre situation. Et, au moment de nous séparer, il nous a rassurés en ces termes : « Je me rends immédiatement chez mon patron, le président Talon. Je vais lui parler. Des choses vont changer. »
Le lundi 18 mars 2024, le gouvernement de la rupture tenait son premier Conseil extraordinaire, assorti d’une série de mesures en faveur des Ame : douze mois de rémunération, l’assurance-maladie, le congé de maternité, l’augmentation de la prime mensuelle de 20 000 FCfa, la gratuité de la scolarité pour les enfants et la réintégration de 175 Ame. Restait la question du reversement des Ame en Acdpe, sur laquelle nous avions beaucoup échangé. Le président Wadagni avait promis. Aujourd’hui, le processus démarre effectivement sous son règne. C’est à son actif, et il faut avoir l’honnêteté et le courage de le reconnaître. L’expression de la gratitude est une vertu. Elle est aussi, parfois, l’arme qui force davantage la main au donateur.
Je ne saurais terminer sans saluer les collaborateurs du Président de la République qui nous ont facilité la collaboration et qui ont été des adjuvants chevronnés dans l’aboutissement de cette bonne nouvelle. Je fais, en l’occurrence, un clin d’œil à l’ex-Directeur général du budget, actuel ministre du Budget et de la fonction publique, monsieur Rodrigue Sèwènan Chaou, l’une des rares compétences de ce pays et un maillon fiable dans l’amélioration des conditions de vie des Ame et dans le processus d’intégration désormais enclenché ; monsieur William Tchékpé, merci également. Aux collègues Ame du Bénin, je recommande la patience et les exhorte à continuer à donner le meilleur d’eux-mêmes. Le processus ayant démarré, il prendra progressivement en compte tout le monde.
Bonne rentrée à chacune et à chacun ! »

















