Le Bénin occupe la première place de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) en matière de taux de bancarisation strict en 2025. Avec 39,8 %, il devance la Côte d’Ivoire (37,1 %) et le Togo (28,3 %). Une performance qui traduit une avance notable sur les autres économies de l’Union, même si l’accès aux services bancaires reste encore perfectible dans la région.
Le Bénin confirme son positionnement parmi les pays les plus avancés de l’Uemoa en matière d’inclusion financière. Selon les données attribuées à la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), présentées dans une infographie de Madis Invest, le pays affiche un taux de bancarisation strict de 39,8 % en 2025. Ce résultat le place au premier rang des huit États membres de l’Union, devant la Côte d’Ivoire qui enregistre 37,1 %. Avec une avance de 2,7 points de pourcentage sur son poursuivant immédiat, le Bénin conserve une position dominante dans ce classement. La Côte d’Ivoire arrive en deuxième position, suivie du Togo (28,3 %). Le Sénégal occupe le quatrième rang avec 27,4 %, devant le Burkina Faso (24,3 %). Le Mali se classe sixième avec 16,8 %, tandis que la Guinée-Bissau (14,5 %) et le Niger (11,3 %) ferment la marche.
Un écart significatif avec les autres pays*
L’analyse comparative met en évidence une avance relativement confortable du Bénin. Son taux de bancarisation strict dépasse de 11,5 points celui du Togo, de 12,4 points celui du Sénégal et de 15,5 points celui du Burkina Faso. L’écart est encore plus important avec le Mali, la Guinée-Bissau et le Niger. Entre le Bénin et le dernier pays du classement, la différence atteint 28,5 points de pourcentage. Cette hiérarchie révèle également des disparités importantes entre les économies de l’Union en matière d’accès aux services bancaires classiques. Si le Bénin et la Côte d’Ivoire se détachent du groupe, les autres pays affichent des niveaux sensiblement plus faibles, particulièrement dans la partie inférieure du classement.
Un indicateur à interpréter avec nuance
Il convient toutefois de préciser que ce classement repose sur le taux de bancarisation strict. Cet indicateur mesure la proportion de la population disposant d’un compte auprès des banques et des organismes assimilés. Il ne prend donc pas en compte les comptes détenus dans les institutions de microfinance ni l’utilisation de la monnaie électronique. En conséquence, les chiffres présentés ne reflètent pas à eux seuls l’ensemble des pratiques financières des populations. Ils renseignent essentiellement sur le niveau de pénétration des services bancaires classiques. Le leadership du Bénin constitue néanmoins un signal positif pour le secteur financier national et souligne les progrès accomplis dans l’accès aux services bancaires. Le défi reste désormais de consolider cette avance, en élargissant davantage l’accès aux comptes bancaires et en favorisant une inclusion financière plus étendue, notamment au sein des populations encore éloignées du système bancaire formel.




















