À quelques jours du coup d’envoi de la Coupe du monde de Maracana (Mara’Monde) au Cameroun, l’encadrement technique et les cadres des Guépards maracaniers du Bénin ont détaillé leur plan de bataille. Portée par des objectifs rehaussés, la sélection béninoise peaufine ses stratégies pour décrocher le titre suprême.
Vice-championne du monde lors de la première édition de la compétition en 2024, la sélection nationale de Maracana du Bénin vise désormais le sommet. Du 25 septembre au 8 octobre 2026, la ville de Douala rassemble l’élite mondiale de la discipline. Pour aborder ce rendez-vous majeur sans retard technique, les Guépards maracaniers ont intensifié leur préparation à Cotonou. Les détails du programme et la feuille de route fédérale ont été partagés lors d’une rencontre avec la presse, le samedi 19 septembre 2026. Le choix des installations du Hall des arts, loisirs et sports (Hals) de Cotonou répond à des contraintes tactiques précises. À la différence des infrastructures de Ouidah équipées de tartans en extérieur, le complexe de Cotonou offre une aire de jeu couverte sur plancher, identique aux surfaces retenues au Cameroun. « À Douala, nous allons jouer en salle, sur un plancher, alors qu’à Ouidah, les séances se déroulent sur tatami et à ciel ouvert. Les sensations ne sont pas les mêmes », explique le sélectionneur national, Yvan Léonce Médénou. Malgré un démarrage tardif du regroupement, le technicien se veut serein quant à la montée en puissance de ses hommes. « La préparation des athlètes va bon train. Nous l’avons commencée, certes, un peu en retard, mais nos inquiétudes sont désormais conjuguées au passé », a-t-il rassuré. Face aux attentes de la Fédération béninoise de Maracana (FéBéMa), la consigne transmise aux joueurs reste limpide. « Lors de la précédente édition, le Bénin était allé jusqu’en finale. La Fédération nous a fixé comme objectif de dépasser ce que les autres ont fait. Cela veut dire que nous devons revenir avec le trophée », martèle Yvan Léonce Medenou. Un cap pleinement assumé par le président de la FéBéMa, Nassirou Saka, qui confirme la mise à disposition des moyens logistiques. « Nous avons pris toutes les dispositions nécessaires pour permettre aux joueurs et à l’encadrement technique de travailler dans de bonnes conditions », a-t-il confié.
Des athlètes prêts pour le combat
Sur le terrain, la cohésion tactique et l’animation collective guident le travail quotidien. Le capitaine de la sélection, Saturnin Fadonougbo, insiste sur l’état d’esprit irréprochable qui règne au sein du vestiaire. « Pour réussir nos matchs, nous nous sommes donné un credo : l’union. Nous devons nous sacrifier les uns pour les autres », affirme le capitaine des Guépards maracaniers. La série de rencontres amicales disputées récemment, conclue par une victoire 3-1 et un nul 1-1, a offert des garanties sur la flexibilité du groupe. « Après chaque match, nous revenons à la base pour faire notre autocritique. Pour le match suivant, nous cherchons à corriger et à perfectionner ce qui doit l’être », précise le capitaine béninois. Deux ultimes tests amicaux précéderont le départ de la délégation vers le sol camerounais. L’adaptation aux schémas adverses figurera au cœur du dispositif défensif et offensif. « On ne peut pas adopter le même système et jouer de la même manière pendant toute une rencontre. Il faut savoir s’adapter et faire les bons choix en fonction des situations », analyse le patron du banc béninois. Épargné par les pépins physiques majeurs et appuyé par un suivi médical constant, le groupe béninois aborde l’échéance avec des voyants au vert. « Le moral du groupe est au top. Ce sont des joueurs volontaires, déterminés et prêts à se sacrifier pour la nation », conclut Yvan Léonce Médénou.
Karol B. Sékou (Coll)




















