En visite d’urgence, ce jeudi 1er octobre 2026, sur le chantier du Stade Mathieu Kérékou de Cotonou, le président de la République, Romuald Wadagni, a exigé la levée immédiate des blocages techniques afin d’obtenir l’homologation de l’enceinte avant la fin de l’année.
L’arène sportive mythique de la capitale économique béninoise s’anime d’un nouvel élan. Contraintes d’évoluer loin de leurs bases depuis de longs mois en raison du déclassement du stade par les instances internationales, les sélections nationales du Bénin voient enfin se dessiner la perspective d’un retour sur leur propre terrain. Inspectant les différentes installations et échangeant avec les cadres techniques, le chef de l’État a fermement recadré les intervenants pour débloquer le chantier.
Sur le terrain, les responsables des entreprises opérationnelles accueillent cette intervention directe avec soulagement. « Nous remercions le chef de l’État pour sa visite parce que ça nous a aidés à lever plusieurs points de blocage et clarifier plein de points », confie Nahla Jajo-Legrand, représentante de l’entreprise Arte Charpentier. Poursuivant, il indique que tout est clair désormais puisque tout le monde a pris ses engagements « On a une date claire et un objectif commun », a-t-il témoigné.
Un avis partagé par le directeur général de la Société des infrastructures et de l’aménagement du territoire (Sirat). « Ça règle les problèmes, ça règle les dernières hésitations que certaines entreprises auraient pu avoir à se mettre dans les rangs pour arriver à tenir ce délai », affirme Ranti Akindès.
L’enjeu sportif demeure central pour le gouvernement et le public sportif béninois. Le ministre en charge des Sports insiste sur la nécessité de retrouver au plus vite le public local pour soutenir les Guépards. « Le peuple béninois, comme nous tous, est impatient de voir évoluer à domicile ses équipes nationales pour pouvoir apporter tout le soutien qu’il faut », indique Benoît Dato. Par ailleurs, il souligne que « Pour y arriver, il nous faut un stade homologué. Et donc, le cap est donné pour que les travaux évoluent plus rapidement de sorte que tout au moins nous puissions accueillir les dernières journées de qualification de la prochaine Can à domicile », a-t-il souhaité.
Pour garantir le respect du calendrier fixé, la gestion du projet passe à un suivi quotidien strict. Les autorités entendent veiller au grain sur chaque phase opérationnelle. « Immédiatement, nous allons nous organiser avec chaque entreprise afin de définir le rétroplanning et de faire un suivi au quotidien. Nous devons pouvoir tenir ces délais-là avec une mobilisation de toutes les parties prenantes », soutient Georges Alé, ministre en charge du Cadre de vie.
La feuille de route est désormais d’achever la modernisation de l’enceinte avant le terme de l’année 2026 pour permettre au Stade Mathieu Kérékou d’ouvrir une nouvelle page dès 2027 et d’accueillir à nouveau les grandes affiches du football continental.
















