Réunis, le mercredi 28 octobre 2026 à Pobè, les acteurs de la filière ont validé un mécanisme destiné à mieux encadrer la commercialisation des régimes de palme et des produits dérivés. L’Aiph-Bénin et les pouvoirs publics misent désormais sur son application effective pour améliorer les revenus des producteurs et des transformateurs.
La filière palmier à huile au Bénin franchit une nouvelle étape dans l’organisation de ses échanges commerciaux. À l’initiative de la Chambre nationale d’agriculture du Bénin, producteurs, transformateurs, commerçants et représentants des pouvoirs publics se sont réunis, la semaine écoulée à la Direction départementale de l’agriculture, de l’Élevage et de la pêche du Plateau (Ddaep/Plateau) à Pobè pour examiner et valider le mécanisme de commercialisation des régimes de palme et des produits dérivés du palmier à huile. A cette occasion, le président de l’Association interprofessionnelle du palmier à huile au Bénin (Aiph-Bénin), El Hadj Arouna Lawani, a plaidé pour des transactions plus transparentes, une meilleure coordination entre les différents acteurs et une juste rémunération du travail des producteurs et des transformateurs. Il a également salué l’attention accordée à la filière par le chef de l’État, Romuald Wadagni, ainsi que les contributions ayant permis l’élaboration de ce document stratégique. Au cours des échanges, il a été indiqué que le mécanisme validé vise à clarifier les règles commerciales, à renforcer la confiance entre les différents maillons de la chaîne de valeur et à favoriser une plus grande transparence dans la formation des prix. Pour les professionnels de la filière, l’enjeu est de parvenir à un système de commercialisation plus équilibré qui tienne compte des contraintes des producteurs et des transformateurs tout en assurant une meilleure organisation des échanges. Au-delà de la validation du document, l’Aiph-Bénin attend des changements concrets sur le terrain, notamment en matière de rémunération des acteurs et de rentabilité des activités. L’efficacité du dispositif dépendra donc de son appropriation par les professionnels et du respect des règles convenues, a-t-on martelé.
Les différentes interventions ont également mis en lumière la nécessité d’une approche concertée pour assurer la viabilité économique de la filière. Représentant de la Ddaep-Plateau, Aubin Daré Yolou, a rappelé le rôle d’interface des associations interprofessionnelles entre les acteurs économiques et les pouvoirs publics, afin de faciliter le dialogue, rapprocher les intérêts parfois divergents et favoriser la recherche de solutions durables.
De son côté, Lionel Arnaud Chabi China, secrétaire général de la Chambre nationale d’agriculture, a insisté sur la nécessité de préserver la rentabilité des exploitations agricoles, confrontées à diverses contraintes économiques. Selon ses dires, l’amélioration des conditions de commercialisation apparaît ainsi comme un levier important pour soutenir les producteurs et consolider les activités de transformation. Le représentant le ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche (Maep), Irénée Adje a, pour sa part, réaffirmé l’engagement des pouvoirs publics à accompagner la professionnalisation de la filière et l’amélioration des revenus de ses acteurs. À l’issue des travaux, le représentant du ministère de l’Agriculture a recueilli l’adhésion des participants au document, avant de prononcer la clôture de l’atelier.
J. Y. M. (Bureau régional Ouémé/Plateau )




















