( 98% de la population béninoise déjà enrôlée)
Le Directeur général de l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip), Aristide Guy Adjinacou Gnahoui, entend renforcer la présence de l’institution au plus près des citoyens. À l’occasion d’une rencontre avec les préfets, organisée le vendredi 30 octobre 2026 à Pobè, à l’initiative du ministre de la Décentralisation et de la gouvernance locale, Janvier Yahouédéou, il a présenté les principales réformes engagées par l’Agence pour améliorer l’accès aux services d’identification sur toute l’étendue du territoire national.
« La proximité ne se décrète pas depuis Cotonou : elle passe par les arrondissements », a déclaré le Directeur général de l’Anip. À travers cette orientation, l’Agence entend mettre davantage les administrations locales à contribution pour faciliter les démarches des populations. Sa stratégie repose sur trois priorités, notamment le renforcement de la proximité, l’inclusion et la consolidation de la confiance des usagers. Les chiffres présentés témoignent de l’évolution des services de l’Anip. Selon les données communiquées, 98 % de la population béninoise est déjà enrôlée. En 2025, l’Agence a servi quatre millions de citoyens et délivré 10,5 millions de prestations, dont 75 % en ligne ou à distance.
En septembre 2026, 50 109 personnes ont également obtenu leur tout premier acte de naissance. A l’en croire, le Bénin a notamment été cité parmi les pays africains leaders dans ce domaine lors du rendez-vous ID4Africa 2026. L’intérêt suscité par cette expérience dépasse désormais les frontières nationales, avec des délégations du Gabon et de la République centrafricaine venues s’inspirer du dispositif béninois.
165 nouvelles tablettes pour rapprocher les services des citoyens
Pour rendre les prestations plus accessibles, l’Anip renforce son dispositif dans les arrondissements. Au total, 165 tablettes supplémentaires y sont déployées afin de faciliter les opérations de mise à jour des données personnelles, de récupération du Numéro personnel d’identification (Npi) et d’obtention des actes, avec l’accompagnement des agents.
L’Agence mise également sur la dématérialisation pour simplifier les démarches administratives. Les citoyens peuvent désormais vérifier l’authenticité d’un acte en moins d’une minute à travers la plateforme eservices.anip.bj ou l’application ANIP BJ.
De nouvelles réformes annoncées pour les prochains mois
Plusieurs échéances importantes sont également inscrites à l’agenda de l’Anip. Depuis le 2 novembre 2026, une phase pilote de l’enregistrement dérogatoire des naissances a été lancée. Elle concerne les enfants âgés de 13 ans au plus, sur la base de la procédure par témoignage. La généralisation de cette opération à l’ensemble du territoire est prévue pour la fin du mois de novembre.
L’Agence prévoit également l’enrôlement d’environ 30 000 réfugiés au cours de novembre. À l’horizon de fin 2026, elle ambitionne de rendre le Npi disponible dans un délai maximal de quatre heures et de permettre l’obtention en ligne des actes de décès et de mariage. Une opération de mise à jour des empreintes digitales est, par ailleurs, annoncée pour janvier 2027.
Pour assurer la réussite de ces différentes initiatives, Aristide Guy Adjinacou Gnahoui a sollicité l’implication des préfets. Il les a notamment invités à mobiliser les élus locaux, à faciliter le déroulement de la campagne d’enrôlement en milieu scolaire, à veiller à la bonne utilisation des tablettes déployées dans les arrondissements et à mieux faire connaître les services de l’Anip auprès des populations.















