Le gouvernement béninois a pris la décision d’interdire à compter du 1er avril 2024, l’exportation de la noix brute de cajou. L’interdiction d’exporter la noix de cajou brute a été actée à travers le décret n°2022-214 du 30 mars 2022 portant conditions de déroulement de la campagne de commercialisation 2021-2022 des noix de cajou.
Pour compter du 1er avril 2024, la noix de cajou ne sera plus exportée du Bénin vers d’autres pays. Ainsi en a décidé le gouvernement du Nouveau départ qui, à travers le décret n°2022-214 du 30 mars 2022 portant conditions de déroulement de la campagne de commercialisation 2021-2022 des noix de cajou entend réglementer ce commerce. Ledit décret a été signé par le président Patrice Talon et sept autres ministres dont le ministre d’Etat chargé de l’Economie et des finances, Romuald Wadagni, la ministre de l’Industrie et du commerce, Shadiya Alimatou Assouman, le ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, Gaston Dossouhoui, le ministre des Infrastructures et des transports, Hervé Hêhomey, le ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique, Alassane Seidou et le ministre de la Décentralisation et de la gouvernance locale, Raphaël Akotègnon. Le but de cette décision du gouvernement est de favoriser la transformation locale. Ainsi, selon Gaston Dossouhoui, l’Exécutif a pris les dispositions pour faciliter l’installation d’au moins 20.000 hectares de nouvelles plantations à partir des plants performants d’anacardiers produits par des pépiniéristes professionnels et la réhabilitation de plus de 70.000 hectares d’anciennes plantations pour augmenter le potentiel de production. A en croire la ministre de l’Industrie et du commerce, l’objectif est d’atteindre 110 000 tonnes de capacité de consommation des noix de cajou à travers l’installation des unités dans la Zone économique spéciale de Glo-Djigbé. Une transformation sur place et accrue de la noix de cajou est annoncée pour booster la filière au Bénin.
Patrice Zoundé (Stag)




















