Ex-international béninois de football, Jocelyn Adome Sagbo, a évolué au sein des Écureuils du Bénin entre 2004-2007. Il était dans la sélection ayant joué la Can Tunisie 2004 et les éliminatoires du mondial 2006. Sociétaire des Dragons de l’Ouémé, il a décidé de poursuivre sa carrière en France, après avoir été remarqué par les recruteurs du Paris Saint Germain. Après ses années d’expériences capitalisées dans le football, Jocelyn Sagbo Adomè a opté pour la création d’un centre de formation professionnelle de football au profit des jeunes filles et jeunes garçons de Porto-Novo. Allons donc à la découverte dudit centre dénommé Association sportive Adomè Sagbo « Asas ».
Le Matinal : Quand est-ce que l’association sportive Adomè Sagbo a vu le jour et pourquoi sa création à Porto-Novo ?
Jocelyn Sagbo Adomè: Asas est née pour aider les jeunes filles et les jeunes garçons de Porto-Novo et du Bénin à concrétiser leurs rêves : devenir footballeur professionnel et international. C’est une vision pour accompagner le football béninois et qui, à long terme, peut impacter aussi le football africain.
Nous savons qu’il y a plusieurs centres qui, à la longue, n’atteignent pas leurs objectifs. Alors, Asas est-il un centre sportif de trop ou elle a une particularité ?
Asas n’est pas un centre de football de trop. Elle est initiée pour véritablement apporter du concret aux jeunes, et au football béninois. C’est ça notre plus grand objectif et nous y travaillons dur pour y arriver. Aujourd’hui, nous avons doté le centre d’équipements, malgré nos moyens limités. Nous sommes en train de mettre en place les différents organismes du centre comme par exemple, la cellule de communication. Un travail se fait aussi dans le cadre d’un partenariat avec des clubs étrangers. N’est-ce-pas du sérieux ? C’est ça la particularité d’Asas. C’est pourquoi nous demandons aux uns et aux autres de nous accompagner dans cette noble initiative pour nos enfants.
Quelles sont vos relations avec les parents des enfants ? Peuvent-ils compter sur Asas et espérer voir leurs enfants dans de grands clubs européens ?
Vous savez, par le passé, certains parents se sont fait voler effectivement pour affaire de football dans notre pays. Asas n’a pas cette vocation. Notre objectif, c’est d’aider les jeunes et leurs parents. Le sérieux qui nous caractérise fait qu’il existe une relation conviviale, chaleureuse sympathique entre les parents et Asas. Je puis vous dire que tout se passe bien avec eux. Soyez rassurés. Asas, c’est l’avenir du football béninois et celui planétaire. Nous sommes déterminés à aider les jeunes enfants pour atteindre les objectifs fixés.
Un message à l’endroit des autorités et des partenaires qui épousent votre vision ?
Je vous remercie. Je dois aussi remercier mon vice-président Christian Adjamonsi et les autres membres du staff. Notre page Facebook est Asas Bénin. Vous pouvez aller sur ça à n’importe quel moment. Je dirai aux parents de nous accompagner. Chers jeunes ! Beaucoup de courage à vous. Quant aux autorités à divers niveaux, aidez-nous à aider ces enfants. Le terrain d’entraînement des enfants à Gbinkouè n’est pas dans un état approprié. Nous souhaiterions avoir le soutien et l’aide de tous. Merci à vous cher journaliste. Aucune aide et aucun soutien ne sera de trop.
Propos recueillis par Martial Agoli-Agbo (Br Ouémé-Plateau)




















