C’est à travers sept questions que le député Dakpê Sossou a introduit au nom de l’Assemblée nationale, une question orale avec débat au gouvernement pour l’inviter à s’expliquer sur l’évolution du programme de construction de logements économiques et sociaux.
C’est le ministre du cadre de vie et du développement durable, qui était face à la représentation nationale pour apporter des réponses à cette préoccupation. José Tonato a remercié et félicité les députés pour l’intérêt qu’ils portent aux projets de réalisation en cours particulièrement le programme de logements économiques et sociaux qui est selon lui, un programme fondamentalement social. Le programme immobilier d’habitat social et économique est l’un des projets phares du gouvernement du président Patrice Talon. Relever le défi d’accès du plus grand nombre de logements décents est une priorité nationale et une urgence pour le gouvernement. Les objectifs visés par ce projet de façon globale consistent à la construction de 20000 logements économiques et sociaux avec un accès aux crédits tout bonifié aux bénéficiaires, l’accès effectif des 150000 Béninois visés aux 20000 logements économiques et sociaux, la création d’au moins 100000 emplois nationaux dans le cadre des chantiers, la formation des jeunes et artisans au métier de la construction et le transfert de compétences aux opérateurs nationaux du secteur Btp. La vision du gouvernement est de promouvoir de nouveaux modes de construction, de nouveaux types de logements et de nouveaux modes d’habiter la ville ainsi que de nouvelles approches en termes d’urbanisme et enfin de dynamiser l’emploi dans le domaine d’intervention du projet.
Réponse du ministre aux questions du député
1- Quel est la répartition par lots et par sites de construction du nombre de logements économiques et sociaux prévus dans cet ambitieux programme du gouvernement ?
La répartition initiale de logements par site se présente comme suit : Ouèdo 11500 logements, Porto-Novo 3000 logements, Sèmè-Podji 1000, Parakou 2500, Abomey-Bohicon 700, Natitingou 200, Djougou 100,Kandi 100,Malanville 100,Pobè 100,Lokossa 100,Aplahoué y compris Azovè 100,Allada 100 et Ouidah 300 logements.. A cet effet, le gouvernement a opté pour une réalisation en deux phases. La première pour une construction de 12049 logements sur les 20000 dont 10849 à Ouèdo Abomey-Calavi ,525 à Parakou,175 à Porto -Novo,35 à Allada,35 à Dassa Zoumè,35 à Lokossa,35 à Aplahoué,35 à Pobè,35 à Kandi,30 à Djougou,30 à Natitingou,50 à Abomey et 40 à Ouidah.
2- Quel est le niveau d’exécution physique et financière de ce programme ?
Le taux d’exécution physique du programme est de 29,26% contre une exécution financière de 31,67%
3- Qu’est-ce qui motive la contribution financière apportée par les structures étatiques dont la caisse nationale de sécurité sociale (Cnss)?
En lien avec sa mission,la Cnss à l’instar d’autres partenaires financiers,a souhaité participer de manière significative au programme de construction de 20000 logements économiques et sociaux pour le financement de 3175 logements à Abomey-Calavi, Porto-Novo et Parakou.Cette participation de la caisse vise non seulement à investir ses ressources dans un secteur en pleine expansion et porteur mais surtout à contribuer à un projet social structurant et d’offrir un accès privilégié aux logements à la population.A ce titre,elle a confié à la société d’aménagement urbain Simhau,la maîtrise d’ouvrage délégué. La Cnss agit ici comme un promoteur immobilier et au fur et à mesure de la cession des logements aux acquéreurs, la Cnss recouvre son investissement avec une marge bénéficiaire nettement plus intéressant et plus élevé que les dépôts à terme qui est la pratique courante dans le passé récent.
4- Quel est le plan d’employabilité des jeunes et des femmes et de la réduction du taux de chômage? Quel est le nombre d’emplois avec précision de la main d’oeuvre locale déjà fournie et encore attendue dans la mise en œuvre de ce projet ?
Au total 3238 emplois directs ont déjà été créés dans le cadre du programme dont 3000 constitués actuellement de la main d’oeuvre locale. Aussi est-il attendu encore la création de plus de 6000 emplois dédiés à la main d’oeuvre locale.
5- Quelles sont les innovations apportées par ce programme en comparaison faite à l’initiative du gouvernement défunt ?
Il est évident que ce programme est fondamentalement novateur. Contrairement au programme initié dans le passé,le programme actuel des 20000 logements économiques et sociaux a démarré par la réalisation des travaux de viabilisation primaire sur le site de Ouèdo devant accueillir 10.849 logements avant le lancement de la phase de construction des logements. Les travaux de viabilisation des sites de Porto-Novo et de Parakou ont été récemment lancés par la Simhau En ce qui concerne la cession des logements,la location a été retenue en priorité. L’objectif de la location en cession est de permettre aux acquéreurs de devenir propriétaire en payant le montant d’un loyer appelé redevance sur une durée maximale de 25 ans. En ce qui concerne les logements économiques, les acquéreurs ont le choix de l’achat direct et l’allocation en cession sur une période de 17 ans avec ou sans apport initial.
6- De nos jours, combien de logements sont déjà construits sur les 20000 prévus ?
A la date du 28 janvier 2022, au total 2521 logements en gros œuvres sont construits sur le site de Ouèdo sur la tranche des 3035 logements réalisés sur financement de la Boad. Aujourd’hui,nous sommes largement au-delà. La limite des 3000 logements a été dépassée. Les logements de la Cnss ont démarré, les logements de la Bid viennent également de commencer. Un taux de réalisation qui tourne autour de 3500 voire 4000 logements.
7- Au cas où le gouvernement du président Patrice Talon qui a initié ce projet n’aurait pas pu réaliser le projet dans son entièreté, quelles sont les dispositions légales entreprises ou envisagées pour la pérennisation quant à la construction des travaux ?
Afin de pérenniser le projet,le gouvernement a bouclé son financement à travers la signature de la ratification des accords de prêt avec les différents bailleurs de fonds. Bid 40 milliards 767 millions 7750, Badea 27 milliards 650 millions, Cnss 90 milliards. l’Assemblée nationale a contribué à 52 milliards environ soit au total 310 milliards 417 millions 727 mille 550 FCfa. La deuxième phase du programme sur le reste des sites sera lancée dans les prochains jours. La phase de commercialisation des logements seront effective dès l’approbation du gouvernement.
Martial Agoli-Agbo (Br Ouémé-Plateau)

















