Le Bénin veut maintenir le cap en ce qui concerne la production de l’or blanc (Coton). Le gouvernement n’entend pas perdre sa place de leader en la matière sur le continent africain. Pour la campagne en cours, les perspectives sont plutôt bonnes et le Bénin pour la première fois, avoisine les 800 mille tonnes d’après les prévisions.
Le Bénin tient toujours le haut du pavé pour ce qui est de la production du coton. Sur le continent africain, le pays occupe la première place et s’y maintient depuis trois années. Cette performance est le fruit de la politique agricole impulsée par le gouvernement sous le leadership du président Patrice Talon. Le secteur cotonnier béninois est sous de bons auspices sous le gouvernement du Nouveau départ. En dépit des crises économiques qui ont secoué le monde ces dernières années, le Bénin conserve son titre de premier producteur de l’or blanc sur le continent noir. Ces performances enregistrées dans le secteur ces trois dernières années avec une production record de 728.000 tonnes de coton brut en 2021 sont illustratives de la détermination du gouvernement à maintenir le cap et faire de ce secteur, un secteur clé de l’économie béninoise. Cette production historique a permis au Bénin de creuser substantiellement l’écart d’avec la Côte d’Ivoire, le Mali et le Burkina Faso, ses trois concurrents dans le secteur. Depuis la campagne cotonnière 2018-2019, le pays a conquis sa place de leader en matière de production de l’or blanc. Ce qui a contribué au relèvement significatif de son Produit intérieur brut (Pib). Pour Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, la position de de leader qu’occupe le Bénin en Afrique n’est nullement l’effet du hasard. A l’en croire, les performances atteintes ces dernières années, pourraient être dépassées si les cotonculteurs consentent davantage d’efforts. « Cette production confortable, le Bénin va la maintenir pendant longtemps lorsque les agriculteurs vont comprendre que nous avons de la valeur à gagner en développant cette filière qui est une filière locomotive. Ce sur quoi nous devons tabler, c’est que nous pouvons pousser les emblavures jusqu’à 700.000 hectares sans compromettre les autres productions céréalières ou vivrières. Mais si sur ces 700.000 hectares, nous arrivons à intensifier, à utiliser, à traiter chaque plan de cotonnier comme une fleur ou comme un produit de jardin, il n’y a pas de raison à ne pas avoir 02 tonnes, 2,5 tonnes à l’hectare. Le potentiel des variétés que nous développons, c’est 3,5 voire 4 tonnes. Aujourd’hui, nous courons après 1,5 tonne et même si nous avons 1,5 tonne jamais dans l’espace Ouest-africain, on n’a titillé 800 mille ou 900 mille tonnes. Aujourd’hui, le Bénin titille 800 mille tonnes de coton et nous irons à 1 million de tonne de coton », a indiqué le numéro 1 de l’agriculture au Bénin dans une interview accordée à la télévision nationale.
Créer des milliers d’emplois
La perspective pour le gouvernement, c’est de réussir à engager la transformation d’une bonne partie de cette production sur le territoire national pour générer de la plus-value à l’économie et créer aussi subséquemment des emplois, a laissé entendre, il y a quelques mois, le porte-parole du gouvernement Wilfried Léandre Houngbédji. Autrement dit, le gouvernement reste toujours focus sur ses objectifs en matière de production agricole et reste surtout guidé par le souci de transformer sur place la quantité de coton produite au Bénin. La concrétisation de cette noble ambition qui va générer des milliers d’emplois locaux n’est visiblement plus loin avec la mise en place de la Zone économique spéciale de Glo-Djigbé (Gdiz).
Gabin Goubiyi


















