Plusieurs raisons justifient le refus du président de la République du Bénin, Patrice Talon, de prendre la présidence de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa). Elles ont été évoquées par le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, le vendredi 10 décembre 2022, à la salle fleuve jaune du ministère des Affaires étrangères et de la coopération.
Le président de la République du Bénin, Patrice Talon a manifesté son refus de prendre la présidence de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa), pour plusieurs raisons. Le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, l’a fait savoir le vendredi 10 décembre 2022. Selon ses dires, le chef de l’Etat, a souhaité qu’en prenant la présidence de l’Uemoa, il devrait également prendre la présidence en exercice du Conseil des ministres de l’institution. Une requête, qui n’a pas reçu l’assentiment de ses pairs et qui l’a (Patrice Talon ndlr) donc amené à décliner l’offre de la présidence de l’Uemoa. « Le président Patrice Talon a été sollicité pour prendre la présidence de l’Uemoa. Je crois savoir qu’à l’époque, il a fait comprendre à ses pairs que lui, il n’était pas pour l’affichage et que s’il prenait les responsabilités à la tête de l’Uemoa, il avait des réformes qui devraient suivre pour amener plus d’efficacité au niveau de l’institution. Au nombre des réformes, il fallait effectivement voir dans quelle mesure, le pays qui prend la présidence en exercice de l’union devrait également avoir la présidence en exercice du Conseil des ministres de l’Union. Cette requête apparemment n’a pas encore reçu l’assentiment de ses pairs et le président de la République a considéré que l’heure n’avait donc pas sonné encore pour ça. Autrement, soyez rassurés, que ce soit entre 2016 et 2021 et là depuis 2021, les sollicitations couvrant la tête de certaines organisations sous- régionales, ce n’est pas ce qui a manqué. Le président Talon avait depuis 2016 et sur le premier quinquennat, indiqué que sa priorité restait la politique domestique, s’employer à mettre en place les jalons pour le développement socio-économique durable du Bénin. Il n’entendait pas à être disperser de cette tâche-là. C’est la raison pour laquelle sur le premier quinquennat, vous ne l’avez pas beaucoup à l’international; c’est aussi la raison pour laquelle, il a décliné les offres. Quand il a obtenu ce second mandat, les sollicitations revenants, il s’est dit pourquoi pas. Mais, ce n’est pas de prendre pour le plaisir de prendre. Il faut prendre avec la certitude que la volonté que l’on a de faire bouger les lignes, pourra rencontrer un écho favorable sur le terrain. Pour l’instant, je dis donc qu’on n’a pas le sentiment que cet écho ait été entendu. C’est la raison pour laquelle, le Bénin et particulièrement son président, n’est pas pressé d’occuper les fonctions pour l’honneur », a-t-il expliqué.


















