La Cédéao et les parties prenantes de la structuration de la chaîne de valeur bétail-viande en Afrique de l’Ouest font le point de la mise en œuvre du Programme d’appui à la commercialisation du bétail en Afrique de l’Ouest (Pacbao). C’est à travers un atelier dont les travaux ont été lancés hier mardi 29 août 2023, à Cotonou.
La mise en œuvre du Programme d’appui à la commercialisation du bétail en Afrique de l’Ouest est au cœur d’un atelier à Cotonou. En effet, initiée par la Cédéao, cette rencontre qui réunit les parties prenantes vise à évaluer d’une part, la performance globale et les résultats du Programme en termes de pertinence, de cohérence, d’efficacité, d’efficience, de viabilité et d’impacts, et mettre en exergue d’autre part, les expériences développées, les bonnes pratiques générées et les leçons apprises. Il s’agit d’un atelier de restitution de l’étude d’évaluation finale et de capitalisation de la phase I et de formulation de la phase II de du Programme d’appui à la commercialisation du bétail en Afrique de l’Ouest (Pacbao). Ce Programme, avance Amadou Diongue, est la manifestation concrète de la volonté politique affichée en faveur du développement du sous-secteur de l’élevage en Afrique de l’Ouest. Il s’inscrit, explique-t-il, dans le cadre de la mise en œuvre du Programme régional d’investissement pour le développement de l’élevage dans les pays côtiers de la Cédéao (Pridec). Le Pacbao, poursuit le représentant résident de la Commission de la Cédéao, a eu pour ambition de trouver des solutions durables aux préoccupations des acteurs du sous-secteur de l’élevage, notamment des chaines de valeurs bétail/viande de la sous-région, caractérisées par la non-adéquation de l’offre et de la demande régionales en bétail et viande, le coût très élevé de l’acheminement du bétail depuis les zones de 4 production vers les marchés de consommation, les contraintes de financement auxquelles font face les acteurs privés et la faible structuration de la filière bétail-viande pour assurer le développement d’un marché organisé et stable suscitant davantage d’investissements privés. Stéphanie Guha, représentante de la coopération Suisse au Bénin, a pour sa part, rappelé les projets financés par son pays dans l’Afrique de l’Ouest. A l’entendre, 16 projets sont financés dans 10 pays en Afrique de l’Ouest et au Tchad par la coopération Suisse. Ces projets visent d’une part à soutenir les populations pour lever les contraintes liées au commerce du bétail et d’autre part par renforcer la pertinence de la politique des stratégies de la Cédéao pour le développement des échanges régionaux du bétail et de la viande.
Un secteur dynamique à l’horizon 2025
Procédant au lancement des travaux, Aguemon Dossa représentant du ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche (Maep) a souligné l’importance particulière qu’accorde le Bénin au sous-secteur élevage et au développement de la chaîne de valeur bétail et viande en particulier. Ce qui justifie la prise d’un certain nombre de mesures politiques et juridiques par le gouvernement, législatives, règlementaires et technique afin d’opérationnaliser sa vison à travers le Plan stratégique du développement du secteur agricole, dont la vision est de faire du secteur agricole béninois un secteur dynamique à l’horizon 2025 compétitif, attractif résilient au changement climatique et créateur de richesses répondant de façon équitable au aux besoins de sécurité alimentaire et nutritionnel de la population béninoise. Par ailleurs, il a rassuré que les actions du Bénin dans le secteur sont en phase avec le Pacbao. « C’est pourquoi je souhaite que les acquis de la première phase du Pacbao puissent nourrir nos actions en cours en matière de développement de l’élevage et que le Bénin puisse participer directement à la nouvelle phase pour consolider d’avantage ses actions dans esprit d’intégration économique sous-régional», a-t-il souhaité.
Odi I. Aïtchédji

















