Au détour de la cérémonie de montée des couleurs du lundi 18 décembre 2023, instaurée par le président Louis Vlavonou depuis son accession à la tête du Parlement, le traditionnel exercice d’enseignement est encore au rendez-vous. Sous l’égide du président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, le directeur adjoint des services de l’information et de la communication (Dsicom/A, James William Gbaguidi, est invité à enseigner le personnel civil et militaire de l’Assemblée nationale sur le thème : « Citoyenneté et préservation de l’environnement ». Cette thématique abordée est en phase avec l’actualité relative au récent Sommet mondial sur le climat (Cop 28).
Après avoir défini quelques notions conceptuelles telles que l’environnement, le développement durable, James Williams Gbaguidi a révélé que le Bénin fait face à plusieurs défis environnementaux majeurs qui menacent la qualité de vie et l’avenir de ses habitants. Parmi ces défis, il a évoqué la gestion des déchets, la pollution, la déforestation, la désertification, les changements climatiques… Face à ce chapelet égrené qui inquiète plus d’un, James William Gbaguidi s’est appesanti sur ce que peuvent faire les fonctionnaires civils et militaires de l’administration parlementaire pour inverser la donne.
Dispositions pratiques
Pour pallier cette situation inquiétante et redonner espoir aux uns et aux autres, James Williams Gbaguidi propose quelques astuces prioritaires à mettre en application tant au niveau de l’administration parlementaire qu’au niveau du personnel civil et militaire. « L’administration peut envisager la mise en place de campagnes de sensibilisation ciblées au sein même de notre institution. Des opérations d’affichage public, des ateliers, des conférences et des événements interactifs peuvent être organisés. L’administration peut également proposer des modules de formation dédiés à la citoyenneté environnementale. L’Assemblée nationale peut enfin promouvoir la participation citoyenne en encourageant les citoyens à participer aux débats publics, aux consultations, aux enquêtes sur les questions environnementales », a conseillé le Dsicom adjoint de l’Assemblée nationale. A l’endroit des fonctionnaires parlementaires, les dispositions pratiques se résument à l’observance d’une batterie de comportements écocitoyens. « L’Assemblée nationale peut réduire sa consommation d’énergie si chacun de nous éteint les lumières et les appareils électroniques lorsqu’ils ne sont pas utilisés et si on travaille à optimiser la climatisation dans nos bureaux. L’Assemblée nationale peut réduire sa consommation d’eau en installant des robinets à faible débit, en réparant les fuites d’eau, en utilisant des toilettes à faible débit, etc. Il serait pertinent d’y songer pour le nouveau siège de l’institution. Il est possible de réduire notre consommation commune de papier en utilisant des fichiers électroniques, en imprimant en recto-verso, en recyclant le papier, etc », renseigne James Williams Gbaguidi avant d’exhorter les fonctionnaires parlementaires à promouvoir le covoiturage pour se rendre au travail, notamment pour ceux qui viennent de Cotonou et environs. « Chacun de nous peut réduire sa consommation de plastique en utilisant des bouteilles d’eau réutilisables, en évitant les emballages plastiques, en recyclant le plastique. Nous pouvons également promouvoir une alimentation durable en envisageant de temps en temps des options végétariennes, en utilisant des produits locaux et biologiques, en évitant le gaspillage alimentaire, etc », a martelé le communicateur. Aussi a-t-il fait savoir qu’ « être un écocitoyen parlementaire, c’est aussi, respecter le travail colossal qu’accomplissent chaque jour les agents d’entretien, les éboueurs, les jardiniers, les paysagistes et autres, que nous traitons trop souvent avec condescendance, voire avec mépris ». Séduit par cette communication, le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou a salué la simplicité et la clairvoyance de James William Gbaguidi. La deuxième personnalité de l’Etat, a notamment apprécié l’exhortation qui a été faite par le communicateur aux agents parlementaires quant au respect qu’ils doivent avoir pour les agents d’entretien et autres personnes chargées d’assurer la propreté du Parlement. Selon Louis Vlavonou, toutes ces personnes qu’on a tendance à négliger ont leur importance dans notre vie sociétale.
Martial Agoli-Agbo (Br Ouémé-Plateau)
















