La viande de porc est une source de protéine et de vitamine B. Mais sa consommation excessive, peut être nuisible à la santé. Legonou Ulrich, nutritionniste-diététiste attire l’attention de la population sur les dangers que présente sa consommation excessive.
Aimée, appréciée et admirée de plus d’uns, la viande de porc séduit bien les papilles gustatives. Bien qu’elle soit une source de protéine et de vitamine B, sa consommation excessive est dangereuse pour la santé selon Ulrich Legonou, nutritionniste-diététiste. A l’en croire, la consommation excessive de cette viande pourrait engendrer divers problèmes de santé à cause de sa teneur élevée en lipides et une concentration notable de 123 mg de cholestérol pour chaque 100 g. Les maladies cardiovasculaires, indique le spécialiste, représentent un risque, surtout avec certains morceaux de porc riches en cholestérol et en acides gras saturés. « Lorsque la consommation devient excessive, ces graisses ont tendance à obstruer progressivement certains vaisseaux sanguins, augmentant ainsi le risque de problèmes cardiovasculaires, va-t-il expliquer. L’obésité est une autre préoccupation majeure. « La consommation démesurée de ces graisses favorise le développement de l’obésité, créant un terrain propice à de nombreuses autres affections telles que le diabète de type 2 (Dt2) et certains types de cancer», appuie Ulrich Legonou. Etant difficile pour certains de se passer de cette viande à saveur juteuse et tendre, le nutritionniste conseille l’incorporation de la viande de porc de manière saine dans un régime alimentaire.
Conseils pratiques
Pour lui, il est essentiel de respecter les recommandations générales de consommation, qui s’élèvent généralement à environ 500g par semaine. En privilégiant les parties moins grasses, telles que le filet de porc, il faut favoriser une option plus maigre et équilibrée sur le plan nutritionnel. De plus, choisir des méthodes de cuisson sans matières grasses, telles que la cuisson au four, la cuisson à la vapeur ou le grillage pour maintenir une approche culinaire plus saine. Ulrich Legonou recommande également d’éviter les méthodes de préparation telles que la friture, la cuisson en bouillie, et la fumaison. Des méthodes qui peuvent introduire des matières grasses supplémentaires et compromettre la valeur nutritive de la viande de porc. « Il faut aussi intégrer des légumes dans les plats », ajoute-t-il.
Différence nutritionnelle entre les différentes parties de la viande de porc
En termes de protéines, l’échine de porc offre la plus grande quantité (27.9g), suivie par le filet (26.1g), le rognon (25.4g), et enfin la poitrine (16.5g). La poitrine du porc présente la plus grande teneur en lipides totaux (27.3g), avec une quantité significative d’acides gras saturés. En revanche, le filet de porc a la plus faible teneur en lipides (7.1g) et en acides gras saturés (2.6g). En termes de vitamines, le filet de porc est une bonne source de B1 et B12. L’échine offre de la B1 et B3, et le rognon fournit de la B3 et B2. La poitrine de porc ne semble pas être une source majeure de vitamines, mais elle contient des traces. En ce qui concerne les minéraux, le filet de porc contient du zinc et du sélénium, l’échine fournit de la B1 et B3, et le rognon offre du phosphore, du fer, et du zinc.
E. V. (Coll)
















