Faire du Bénin un véritable levier de développement en matière d’infrastructures routières. C’est l’une des visions du président Patrice Talon pour rendre le Bénin moderne. Ainsi, plusieurs Communes du département de l’Ouémé ne sont pas épargnées. Mais qu’en est-il de la Commune d’Avrankou ? Le patriarche Michel Missikpodé, ancien député des 3ème et 4ème Législatures s’est prêté à nos questions.
Le Matinal : Plusieurs Communes de l’Ouémé notamment Porto-Novo, Adjarra, Akpro-Missérété et Sèmè-Podji ont changé de visage avec des infrastructures modernes. Pourquoi la Commune d’Avrankou peine-t-elle à décoller ?
Michel Missikpodé : Le projet de deux voies quittant la voie de Porto-Novo pour aller à Igolo en passant par Avrankou a du plomb dans l’aile. Or, la loi de finances 2023 qui est votée, a prévu deux voies d’Agata à Igolo en passant par Avrankou. Tous ceux qui étaient aux abords des voies, ont dégagé sur la base de voie 40. On ne les a pas forcés de le faire. Dès que les techniciens ont identifié là où les travaux vont passer, les gens ont dégagé les murs et tout est visible. Mais comme les techniciens ont dit qu’il n’y a pas assez de trafic sur cette voie que tout le monde connaît, c’est resté comme ça. De même, il faut voir la manière dont les gens sont en train de souffrir par rapport à cette voie. On vous bloque et personne n’est vraiment sur la voie pour travailler. Aucun ouvrier n’y est visible.
Avrankou, la cité des Djaka dont vous êtes l’un des ressortissants est la ville natale de la première dame, Claudine Talon. Pourquoi Avrankou ne bénéficie pas véritablement d’une réelle politique pour son épanouissement ?
Merci pour cette question très pertinente. Vous savez, elle est la présidente de la fondation Claudine Talon. Elle aime qu’on l’appelle ainsi. Elle a fait ce qu’elle peut pour le développement non seulement d’Avrankou, mais aussi d’Adjarra, Akpro-Missérété, la vallée et tout le pays. Nous avons connu des premières dames dans ce pays. Mais Claudine Talon est très spéciale. Elle n’a jamais été présidente d’une formation politique, elle n’est jamais allée sur une liste pour aspirer à un mandat de députée. Donc, je dis bien qu’elle a fait ce qu’elle peut. Mais en réalité, comme je l’ai souvent dit, les gens sont contre les gens. Je n’irai pas loin.
En tant que sage de la Commune, quel message comptez-vous lancer ?
J’invite très respectueusement le chef de l’État à prendre personnellement ce dossier à bras-le-corps pour voir ce qui se passe. Il faut qu’il cherche à voir ce qui se passe vraiment. On a tellement crié, on a tellement parlé mais c’est toujours comme ça. Ça va de mal en pis. Ce n’est pas normal.
Propos recueillis par Martial Agoli-Agbo (Br Ouémé-Plateau)

















