samedi, 19 septembre 2026
  • S’abonner
  • Lire le journal
  • Connexion
  • S'inscrire
Chariot / 0 CFA

Votre panier est vide.

LE MATINAL
  • À la UNE
  • Société
  • Politique
  • Sports
  • Culture
  • Santé
  • Economie
  • Inter
  • Avis et communiqués
Pas de résultat
Afficher tous les résultats
LE MATINAL
  • À la UNE
  • Société
  • Politique
  • Sports
  • Culture
  • Santé
  • Economie
  • Inter
  • Avis et communiqués
Pas de résultat
Afficher tous les résultats
LE MATINAL
Pas de résultat
Afficher tous les résultats
Accueil Société

Accès des femmes rurales  à la terre au Bénin : Un véritable calvaire malgré les efforts législatifs

La Rédaction par La Rédaction
15 mai 2024
dans Société
Durée de lecture : 10 mins de lecture
0 0
0
Accès des femmes rurales  à la terre au Bénin : Un véritable calvaire malgré les efforts législatifs

L'accès des femmes à la terre...

0
PARTAGES
237
VUES
Partage FacebookPartage TwitterPartage WhatsApp
Pub KDK Pub KDK Pub KDK

ESPACE PUBLITAIRE ESPACE PUBLITAIRE ESPACE PUBLITAIRE

Au Bénin, l’accès de la femme rurale au foncier continue d’être un sujet tabou en raison des pesanteurs sociologiques consacrées par le droit coutumier. Dans plusieurs départements du pays, le phénomène s’observe avec acuité malgré les dispositifs législatifs qui offrent à la femme, des garanties d’accès à la terre et à la propriété foncière. Toute chose qui favorise le développement des activités agricoles. Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), si les femmes agricultrices avaient le même accès aux ressources que les hommes, la production agricole pourrait augmenter de 20 à 30% en Afrique subsaharienne. Les femmes constituent 43% de la main-d’œuvre agricole dans les pays en développement. Or, moins de 15% des terres agricoles dans le monde sont détenues par des femmes.

L’accès des femmes à la terre…

Soclogbo est un arrondissement de la commune de Dassa Zoumè. Nous y sommes allés à la rencontre de dame Antoinette Bio, seule héritière des terres de son feu père mais menacée d’expropriation sous le seul prétexte que la femme n’a pas droit à l’héritage foncier. D’une fratrie de cinq enfants, elle reste la seule survivante après le décès de ses quatre frères. 42 ans, dame Antoinette Bio  a hérité de son feu père, d’un domaine d’environ 10 hectares. Mais c’est sans compter avec ses cousins (les enfants du petit frère de son père défunt) pour qui la femme n’a pas droit à l’héritage. « Ils ont dit que la femme n’a pas droit à l’héritage. Quand ils ont fait le partage de l’héritage au décès de mon père, j’ai reçu ma part. Mais mes cousins veulent me l’arracher. Ils ont pris une bonne partie et la seule partie qui me reste, ils sont encore déterminés à me l’arracher et ça fait actuellement objet de polémique entre nous » raconte Antoinette Bio. Mère de treize enfants, Antoinette Bio gère une exploitation agricole établie sur un domaine d’environ 4 hectares. Elle y produit du maïs, du manioc, du soja, de l’arachide, bref, les produits vivriers pour nourrir sa famille et subvenir à ses besoins et celui de ses enfants. « Ils m’ont déjà pris environ cinq hectares de terre. S’ils m’arrachent le domaine sur lequel  je suis actuellement, il ne me restera plus aucune terre. Si le Chef village leur avait signé les conventions de vente, ils m’auraient déjà expropriée parce qu’ils ont déjà vendu le domaine et n’attendent que de conclure la vente malgré que la collectivité se soit opposée à cette vente », explique-t-elle.

Pub ESEC Pub ESEC Pub ESEC

Le Chef de la collectivité à la rescousse

 « Ils se sont disputés avec le chef de la collectivité quand ils m’ont arraché une partie de mes terres », raconte Antoinette Bio. Selon son récit, le chef collectivité a pris sa défense contre ses cousins et s’est farouchement opposé à eux au point de les faire arrêter par la police pour avoir vendu illégalement l’héritage de dame Antoinette. Pour Pascal A, sage de Soclogbo, la réalité à laquelle Antoinette est confrontée ne date pas d’hier. Selon lui, le père de dame Antoinette était encore vivant quand son oncle (le petit frère de son père), a vendu une partie du domaine de son père sans l’accord du Chef de collectivité. Ce problème est commun à plusieurs départements du pays. C’est le cas par exemple du département du Zou. Dans les communes de Djidja, Zogbodomè, Za-kpota où il y a des familles qui disposent de grands domaines, les femmes n’avaient pas droit à la terre parce que dans la conception de ces coutumes, la femme est appelée à aller dans une autre famille. De ce fait, elle ne peut pas hériter d’un bien appartenant à sa famille d’origine. Compte tenu du risque d’insécurité foncière que comporte cette coutume, le législateur a  voté la loi 2013-01 du 14 janvier 2013 portant code foncier et domanial en République du Bénin pour harmoniser le droit foncier. Dans les milieux urbains, il n’y a pas de problème. Celui qui dispose de son titre de propriété réel, à son décès, même s’il n’a que des enfants de sexe féminin, ce sont elles qui en bénéficieront. Dans ce cas, personne n’a le droit de dire que parce que ces enfants sont des femmes, ils n’ont pas droit à l’héritage. En revanche dans les milieux ruraux, la réalité est tout autre. La femme a seulement le droit d’exploiter la terre mais n’a pas le droit de propriété. Aujourd’hui, le législateur a changé la donne de telle sorte que  si vous allez devant les tribunaux, s’il est admis que le domaine appartient au père de quelqu’un, même si c’est une femme, le tribunal lui donne toujours plein droit.

…un accélérateur de croissance agricole…

Difficile accès des femmes au foncier

A en croire Dorcas Akpo, Secrétaire générale adjointe de la  Fédération nationale des femmes agricultrices du Bénin (Fenafab), l’accès à la terre à la femme agricultrice est un véritable problème. L’héritage de la terre n’est pas autorisé à la femme rurale dans certaines régions du pays. « Pour que la femme rurale ait accès à la terre, il faut qu’elle l’achète elle-même » a-t-elle confié.  « C’est une méconnaissance des textes. On doit continuer à vulgariser les textes, parce que qu’elle qu’en soit le texte au Bénin y compris la Constitution, le Code des personnes et de la famille et le Code foncier domanial, tous reconnaissent le droit à la femme d’avoir accès à la terre et de se constituer une propriété. Nul ne peut être privé de sa propriété sauf pour des raisons d’utilité publique. J’estime que malgré les textes, malgré  l’évolution de la vie, on veut toujours ramener la femme à la chose. On estime que quand la femme est propriétaire de terre, ce n’est pas pour la faire profiter à sa famille d’origine  », soutient pour sa part  Me Alexandrine Bédié, avocate.

Pour le juriste Steve Kpoton, les difficultés d’accès des femmes au foncier ne sont pas un problème de textes de loi mais plutôt un problème de société qui trouvera certainement sa solution dans l’éducation notamment des filles à connaitre leur droit et la sensibilisation des chefs traditionnels.  « La solution à tout problème de société passe souvent par l’éducation. Il faut envoyer beaucoup de filles à l’école et il faut aussi sensibiliser les chefs traditionnels parce que dans le Zou par exemple, il y a cette spécificité que dans chaque famille, il y a les chefs de collectivités communément appelés «Dah» qui sont les administrateurs des biens de la collectivité », préconise le juriste Kpoton.  C’est également l’avis de la  psychologue Sègbédé Aligbonon qui, au détour d’une récente intervention médiatique, a fait savoir que contrairement à ce qu’on pourrait croire, « les hommes n’interdisent pas toujours des choses, mais ce sont les femmes elles-mêmes qui s’interdisent des choses parce qu’elles ont reçu une certaine éducation et elles n’ont pas l’estime de soi nécessaire, le positionnement nécessaire pour s’approprier certaines questions. Elles ont l’impression qu’on leur a dit non, mais personne ne leur a dit non. Il est question d’éduquer la jeune fille à mieux se positionner pour son propre bien ».  On voit bien que l’insécurité foncière est un  frein à l’accroissement de l’activité économique des femmes. Le refus à la femme agricultrice d’accéder à l’héritage est un problème à l’augmentation de sa capacité de production. Dame Antoinette par exemple s’est plusieurs fois heurtée au refus des institutions bancaires de lui accorder de prêt pour l’achat des machines agricoles afin d’augmenter sa capacité de production. La raison avancée est qu’elle ne dispose pas d’une garantie.

Un tableau acceptable et encourageant

Le gouvernement du président Talon fait du foncier un puissant levier de la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement et une ressource territoriale pour le développement économique de la nation.  La loi n°2013-01 du 14 août 2013 portant Code foncier et domanial a créé l’Agence nationale du domaine et du foncier (Andf) qui est un établissement public à caractère technique et scientifique en l’investissant, en son article 418, « d’une mission de sécurisation et de coordination de la gestion foncière et domaniale au plan national ».

Suivant le décret 2015-010 du 29 janvier 2015 portant attributions, organisation et fonctionnement de l’Andf, elle est chargée entre autres de  fournir toutes les données sur le foncier à toute institution publique qui en ferait la demande sur la base des conditions qu’elle définit ; de donner son approbation préalable à tout projet de mise en valeur à des fins agricoles, halieutiques, pastorales, forestières, sociales, industrielles, artisanales ou de préservations de l’environnement qui sous-tend toute demande d’acquisition de terre rurale dont la superficie est supérieure à vingt(20) hectares et inférieure ou égale à cinq cent (500) hectares ; d’étudier et de donner son avis technique au conseil des ministres sur les projets de mise en valeur relatifs à l’acquisition des terres rurales de superficie supérieure à cinq cent (500) hectares d’exercer son droit de préemption sur toutes les transactions opérées sur toutes les terres rurales d’au moins deux (2) hectares et de donner son visa à toute vente de terres rurales.

Selon Landry Adélakoun, juriste spécialiste des droits de l’homme, il y a quelques années en arrière, le Bénin était dans une situation où les femmes n’avaient pas accès à la terre du fait des réalités culturelles, coutumières ou encore traditionnelles.  Il soutient qu’avec l’adoption en 2013 du code foncier domanial qui après a été modifié en 2017, le Bénin notre pays a fait un pas en avant en reconnaissant aux femmes les mêmes droits d’accès à la terre que les hommes et c’est d’ailleurs ce que l’on voit à dans cette loi à travers les articles 6 et 14. Parce que nous allons constater que déjà même au niveau de l’article 6, le législateur nous enseigne que l’Etat et les collectivités territoriales veillent au respect de l’approche dans l’accès au foncier en République du Bénin. C’est dire que dans le processus d’accès à la terre dans notre pays, le législateur fait de l’intégration des différentes couches, de la prise en compte des différentes couches un élément fondamental. Plus loin souligne le juriste, à l’article 14 de la même loi, nous allons voir que le législateur dit toute personne physique ou morale en République du Bénin a droit d’acquérir un immeuble ou encore des terres. C’est dire que l’on soit de sexe masculin  féminin ou autre, tant que l’on est un citoyen béninois, de nationalité béninoise, l’on est obligatoirement en droit de d’accéder à la terre. « Malgré le fait que nous avons fait un pas, on a du mal sur le terrain à voir les femmes à accéder à la terre dans certaines régions de notre pays. Mais l’Etat continue de faire des efforts, les partenaires au développent continuent de faire des efforts en implémentant des projets dans le cadre de la  sensibilisation  et de la vulgarisation de la loi. Au Bénin, plus de 60%  des femmes se retrouvent en milieu rural et donc ce sont les femmes en milieu rural qui sont confrontées à la difficulté d’accès à la terre. Parce qu’en milieu rural, nos us et coutumes, nos réalités traditionnelles semblent toujours prendre le dessus sur la légalité. Du point de vue du droit tout a été fait, tout n’est pas parfait. Le travail va continuer tant du point de vue de la législation, de la sensibilisation et du plaidoyer. Le tableau est mieux qu’hier et on ne peut pas se satisfaire de ce qui se passe en milieu rural, car il y a la possibilité d’aller de l’avant et de faire mieux. L’Etat doit continuer, les organisations non gouvernementales et autres acteurs doivent continuer dans le plaidoyer afin que le droit des femmes d’accès à la terre soit davantage effectif. Sinon que le droit est consacré mais son effectivité pose problème en milieu rural au regard des enjeux et des réalités qui sont les nôtres qui sont consubstantiels à d’où nous venons  et au peuple que nous sommes en matière de culture et de coutume »

…et d’augmentation de la production

Changement de mentalité

Face à ce problème de société qui entrave les activités champêtres de la femme rurale, un changement de mentalité s’impose. Il est nécessaire d’informer les femmes sur le contexte juridique et les moyens de recours en cas de violation de leurs droits d’accéder à la propriété foncière ; d’amener les élus locaux, des agents de l’administration, les autorités traditionnelles à prendre en compte les droits des femmes dans l’attribution de l’exploitation des terres et dans le cas d’expropriation, procéder à des réparations ; d’amener les décideurs politiques à prendre plus en compte les intérêts et les besoins des femmes dans les réformes de la loi foncière et d’amener les décideurs politiques à faire appliquer les textes pour la jouissance effectives des droits que les textes confèrent à la femme et enfin d’amener les femmes à connaitre les dispositions qui leur sont favorables dans les textes afin de s’organiser pour en jouir.

Sergino Lokossou

Article précédent

Crise latente dans l’artisanat à Bohicon : Le silence de la Cnab mis en index

Article suivant

Cotonou : Bio Tchané dote le Ceg de l’Entente de mobiliers neufs

La Rédaction

La Rédaction

Dans la même categorie d' Articles

Bénin : Le Conseil d’administration de l’Anip installé

Processus d’intégration des Ame dans la fonction publique : Le ministre Chaou installe le Comité technique

18 septembre 2026
Atacora : le Clide met en place ses organes de fonctionnement

Atacora : le Clide met en place ses organes de fonctionnement

18 septembre 2026
Sèmè-Podji : 155 kg de produits pharmaceutiques contrefaits saisis par la Police

Sèmè-Podji : 155 kg de produits pharmaceutiques contrefaits saisis par la Police

18 septembre 2026
Université agricole K-D.K : Un campus au cœur de l’innovation agricole

Université agricole K-D.K : Un campus au cœur de l’innovation agricole

18 septembre 2026
Article suivant
Cotonou : Bio Tchané dote le Ceg de l’Entente de mobiliers neufs

Cotonou : Bio Tchané dote le Ceg de l’Entente de mobiliers neufs

Crise entre le Bénin et le Niger : Les observations et propositions de la Fcbe

Crise entre le Bénin et le Niger : Le parti "Les démocrates" préconise le dialogue

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

ESPACE PUBLICITAIRE ESPACE PUBLICITAIRE ESPACE PUBLICITAIRE
ISOCEL SA - Nouveaux Débits Jan 2026

En Ligne

  • 13

Nos Statistiques

Vues totales 9 854 982
Article le plus vu 75 172
Articles publiés 28 168
Articles suivis 28 316
Abonnés 22 087
Vues aujourd'hui 302
Vues — 7 jours 47 667
Vues — 30 jours 203 867
Vues — 90 jours 733 336
  • Tendance
  • Commentaires
  • Dernier
Enseignement primaire : Les résultats du test des Ame 2025 disponible en ligne

Enseignement primaire : Les résultats du test des Ame 2025 disponible en ligne

3 janvier 2026
Distribution du gaz au Bénin : Voici les prix des bouteilles de 1,5 Kg, 3 Kg et 6 Kg

Bénin : Voici les prix des bouteilles de gaz de 1,5 Kg, 3 Kg et 6 Kg

17 août 2025

Bénin: Voici la nouvelle date de délibération du Bepc 2024

7 juillet 2024
Niger: Samuel Eto’o chez Tiani

Niger: Samuel Eto’o chez Tiani

11 août 2024
Bénin : Les ménages bénéficiaires des services de la Sgds-Sa recensés du 1er mars au 13 avril

Rgph 5 au Bénin : Recrutement des agents de terrain pour la collecte de données

12

Paiement des allocations universitaires : Un recensement en ligne organisé pour les étudiants ayant soutenu de 2014 à 2016

7
Voici le lien pour consulter les résultats du Bepc 2023

Voici le lien pour consulter les résultats du Bepc 2023

6
Le Pasteur Edgar Guidibi n’est plus libre de ses mouvements

Le Pasteur Edgar Guidibi n’est plus libre de ses mouvements

3
Prima-Bénin : 118 km de pistes rurales pour désenclaver les bassins agricoles

Prima-Bénin : 118 km de pistes rurales pour désenclaver les bassins agricoles

19 septembre 2026
Abomey-Calavi : Le maire interdit les manifestations du culte Egungun

Abomey-Calavi : Le maire interdit les manifestations du culte Egungun

19 septembre 2026
Bénin : Le Conseil d’administration de l’Anip installé

Processus d’intégration des Ame dans la fonction publique : Le ministre Chaou installe le Comité technique

18 septembre 2026
Recrutement d’un prestataire pour la maintenance de 08 robots

Recrutement d’un prestataire pour la maintenance de 08 robots

18 septembre 2026

Actualités Récentes

Prima-Bénin : 118 km de pistes rurales pour désenclaver les bassins agricoles

Prima-Bénin : 118 km de pistes rurales pour désenclaver les bassins agricoles

19 septembre 2026
Abomey-Calavi : Le maire interdit les manifestations du culte Egungun

Abomey-Calavi : Le maire interdit les manifestations du culte Egungun

19 septembre 2026
Bénin : Le Conseil d’administration de l’Anip installé

Processus d’intégration des Ame dans la fonction publique : Le ministre Chaou installe le Comité technique

18 septembre 2026
Recrutement d’un prestataire pour la maintenance de 08 robots

Recrutement d’un prestataire pour la maintenance de 08 robots

18 septembre 2026
LE MATINAL

© 2022 Groupe Le Matinal .

Liens Utiles

  • À propos
  • Contact
  • S’abonner
  • Lire le journal
  • Politique de confidentialité

Réseaux sociaux

Content de vous revoir!

Connectez-vous avec Facebook
Se connecter avec Google
OU ALORS

Connectez-vous à votre compte ci-dessous

Mot de passe oublié? S'inscrire

Créer un nouveau compte!

Inscrivez-vous avec Facebook
S'inscrire avec Google
OU ALORS

Remplissez les formulaires ci-dessous pour vous inscrire

Tous les champs sont requis. Connexion

Récupérez votre mot de passe

Veuillez saisir votre nom d'utilisateur ou votre adresse e-mail pour réinitialiser votre mot de passe.

Connexion
Pas de résultat
Afficher tous les résultats
  • À la UNE
  • Société
  • Politique
  • Sports
  • Culture
  • Santé
  • Economie
  • Inter
  • Avis et communiqués
  • Connexion
  • S'inscrire
  • Chariot

© 2022 Groupe Le Matinal .

Voulez-vous vraiment déverrouiller ce message ?
Déverouillage restant : 0
Voulez-vous vraiment annuler l'abonnement ?