(Les arguments évoqués devant la représentation nationale)
Les députés ont poursuivi hier, jeudi 20 juin 2024, les travaux de la session plénière ouverte la veille, mercredi 19 juin 2024. Les travaux ont débuté par la lecture compte rendu sommaire de la séance du mercredi 19 juin 2024 par le premier secrétaire parlementaire, le député Mahougnon Kakpo. Des ministres sont ensuite passés à tour de rôle, apporter des clarifications aux députés sur diverses questions orales adressées au gouvernement.
Après l’adoption du rapport, les députés se sont penchés sur le projet de loi sur l’urbanisme en République du Bénin. La commission du plan, de l’équipement et de la production présidée par le député Lambert Agongbonnon a donné lecture de son rapport. Les 32 articles de ce projet de loi ont été lus par le rapporteur de la commission. Ce qui a donné lieu à quelques amendements des députés présents. Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, a ensuite suspendu l’examen de ce projet de loi qui sera probablement repris ce vendredi. Sur la question d’actualité du député Eric Houndété du parti Les démocrates, relative à l’accord de la nationalité béninoise aux afro-descendants évoquée par le président Patrice Talon lors de son voyage au Brésil, le ministre des Affaires étrangères, Olushegun Bakari, a apporté quelques éléments de réponse. « Premièrement, il convient de préciser que l’annonce faite par le président de la République s’inscrit dans la droite ligne du projet de loi relative à la reconnaissance de la nationalité béninoise aux afro-descendants en République du Bénin », a exposé le patron de la diplomatie béninoise. Il a indiqué à cet effet que l’Assemblée nationale a été saisie par le décret 2025 du 8 mai 2024 portant transmission dudit projet de loi. Ce projet, a-t-il indiqué, apparait comme un moyen de rétablir les liens avec les descendants des esclaves africains déportés avec la terre africaine dont le Bénin est le socle. Il a exposé qu’il appartiendra aux députés d’examiner et d’apprécier la pertinence de ce projet de loi et d’y apporter la suite qu’il plaira. Par ailleurs, à en croire le ministre Bakari, c’est en vertu des prérogatives que lui confère la Constitution en matière de détermination de la politique générale de l’Etat que le chef de l’Etat s’est prononcé sur la question au Brésil.
Délocalisation des institutions judiciaires de Porto-Novo
Le garde de sceaux, ministre de la Justice, Yvon Détchénou, s’est pour sa part, prêté à répondre la question orale du député Michel Sodjinou relative à la délocalisation des institutions judiciaires notamment la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) de Porto-Novo. Il en ressort que c’est pour des raisons d’efficacité et en vue d’une meilleure administration de la justice que la juridiction spéciale a été délocalisée de Porto-Novo. Plusieurs députés ont néanmoins plaidé pour que le gouvernement travaille à faire redonner à la ville, ses attributs de capitale politique du Bénin.
Etat de l’hôpital d’instruction des armées de Parakou
Les parlementaires ont également examiné la question orale avec débat relative à l’état de l’Hôpital d’instruction des armées de Parakou. Pour le député Souley Malam Moucourou Boko, auteur de la question, le gouvernement a abandonné ledit hôpital dans un état déplorable. Il a plaidé pour que les hôpitaux soient plus équipés. Le ministre délégué à la Défense nationale, Fortunet Alain Nouatin et son homologue de la Santé, Benjamin Hounkpatin, ont apporté des éléments de réponse à cette question. Pour leur part, les députés Charles Toko, Abou Torou, Djamilatou Sabi Mohamed, Natondé Aké, et Assan Seibou ont mis en exergue quelques actions posées par le gouvernement dans le domaine de la santé surtout au niveau de l’Hôpital d’instruction des armées de Parakou.
Gabin Goubiyi



















