Les professionnels des médias ont une idée assez claire des réalisations du Japon au Bénin. A travers une visite de terrain le vendredi 21 mars 2025, ils ont pu toucher du doigt le fruit de la coopération bénino-japonaise dans les domaines de l’éducation, l’agriculture et militaire.
Conduite par le conseiller à l’Ambassade du Japon, Ichijo Motonobu, la délégation des journalistes s’est successivement rendue à Glo-Djigbé, Allada et Ouidah dans le département de l’Atlantique. A Glo-Djigbé, première étape de cette visite, les professionnels des médias ont été reçus au Ceg 1 de la localité où le pays du soleil levant y a construit et équipé sept salles de classe, avec un laboratoire et huit cabines de latrines. Ces infrastructures, à en croire le chef d’établissement, ont soulagé les peines des apprenants qui étudient désormais dans des conditions optimales. Au total, 103 702 210 FCfa ont été déboursés pour cette noble cause. C’est pourquoi, tout naturellement, Hippolyte Agbessi s’est fondu en remerciements à l’endroit du donateur. Idem pour le délégué du collège, Rayan Padonou, qui a exprimé sa gratitude au nom de ses camarades. La deuxième étape de cette sortie a été faite à Allada, précisément à l’Unité de transformation des noix de palme du groupement Glé Dokun. Là-bas, la délégation a eu droit à une visite guidée des installations de cette unité de production d’huile de palme. Valdoice Adjovi a éclairé les professionnels des médias sur le financement que cette organisation a bénéficié de la part du peuple japonais. Au total, 85 781 464 FCfa ont été déboursés pour doter ce groupement de deux hangars avec des équipements de transformation de noix de palme, un magasin de stockage et un bureau. « Le soutien du Japon nous a permis de nous épargner de difficultés, le travail était manuel, on utilisait les pieds et les mains ; mais aujourd’hui, il y a du progrès grâce à l’aide du japonais », a-t-il confessé. La dernière étape de cette tournée a été le Centre de perfectionnement aux actions post-conflictuelles de déminage et de dépollution (Cpadd) basé à Ouidah. A leur arrivée, les journalistes ont été accueillis par le Lieutenant-Colonel Djimon Saghgui. Le maître des lieux s’est lui-même chargé de leur faire le point des réalisations du Japon dans ce centre. A l’en croire, c’est financement japonais qui a permis la construction du bloc administratif en 2017, de la construction du bâtiment abritant les logements et salles de cours et du bloc principal. Mieux, tout récemment, la coopération avec le Japon a permis l’aménagement de la cour et la dotation de véhicules d’intervention, des ambulances, deux bus de 30 places. De 2009 à 2022, a-t-il renseigné, le gouvernement nippon a investi 4 215 781 dollars.
Joël Samson Bossou



















