La mise en œuvre du projet « L’accès aux soins des survivantes de Vbg au Bénin : un droit pas un privilège » est effective. Le projet a été lancé par Conceptia Dimon, présidente du Conseil d’administration du Réseau ouest africain des jeunes femmes leaders (Roajelf) Bénin le jeudi 18 juin 2026, à Cotonou à la faveur d’un atelier.
Les survivantes des Violences basées sur le genre (Vbg) peuvent se rassurer pour ce qui concerne leur prise en charge sanitaire. Préoccupé par la question, le Réseau ouest africain des jeunes femmes leaders (Roajelf) Bénin, Famille nutrition et développement (Fnd) et leurs partenaires ont conçu et lancé le projet « Féministes en action phase2. Ce projet selon Conceptia Dimon, présidente du Conseil d’administration de Roajelf-Bénin, est né de l’écoute des survivantes qui abandonnent les procédures parce qu’elles ne comprennent pas les méandres administratifs. Dans son discours de lancement du projet, Conceptia Dimon a tenu a rassuré les guichets uniques de protection sociales ainsi que toutes les parties prenantes qui interviennent dans la lutte contre les Vbg qu’il ne s’agit pas pour le consortium de remplacer les mécanismes mis en place, mais de les consolider, les harmoniser et de les amplifier. « Notre vision d’ici 2030 est que le Bénin dispose d’un système de prise en charge des survivantes de Vbg pleinement fonctionnel, accessible, coordonné et respectueux de la dignité humaine », a fait savoir la présidente du Conseil d’administration du Roajelf-Bénin. Par ailleurs, elle a reconnu et salué les mesures prises par l’Etat pour l’épanouissement de la femme béninoise, notamment l’arrêté interministériel N°2022-16/Masm/Ms/Mjl/Misp/Dc/Sgm/Dgas/Sa du 8 juillet 2022 sur la prise en charge du certificat médical pour les survivantes du Vbg. « Cet acte règlementaire, fruit d’une concertation entre les ministères de la Santé, de la Justice et de l’Action sociale représente un signal fort : celui que l’Etat reconnait que l’accès à la preuve médico-légale ne peut pas rester tributaire des moyens financiers de la victime. C’est une décision courageuse que nous portons comme un socle dans notre action qui depuis, a enclenché des effets dans la lutte contre l’impunité en faveur des droits des filles et femmes particulièrement au Bénin », a salué Conceptia Dimon. Bénéficiaire du projet, A. âgée de 17 ans, mère d’une fille de 2 ans, victime de violences sexuelles, a partagé son expérience. Son témoignage, sobre et direct, a suscité une vive émotion. Elle a appelé les parties prenantes engagées dans la lutte contre les Vbg à renforcer la lutte pour que l’enfance, la jeunesse, l’éducation et l’avenir des filles ou femmes ne soient pas compromis du fait des violences basées sur le genre.
Odi I. Aïtchédji


















