(Une feuille de route structurante proposée)
Outre l’annonce de la participation du Bénin aux prochains Jeux olympiques d’hiver de Milano-Cortina, du 06 au 22 février 2026, ainsi que l’appréciation du des dernières performances du sport béninois, la conférence de presse tenue le vendredi 16 janvier 2026 à Cotonou, a été une franche occasion pour le Comité national olympique et sportif béninois (Cnos-Ben) de lancer un appel à la classe politique locale, notamment les collectivités territoriales.
Alors que les Législatives du 11 janvier viennent à peine de livrer leur verdict, le président Julien Minavoa n’a pas caché sa déception face au vide programmatique des différents états-majors politiques. Dans un constat sans détour, il a interrogé l’absence quasi totale du sport dans les discours de campagne, déplorant que ce pilier de la cohésion nationale soit resté l’éternel oublié des promesses électorales. « De tous sujets agités çà et là, quelle a été la place du Sport ? […] je n’ai personnellement rien remarqué », a-t-il regretté. Pour le mouvement sportif, il ne s’agit plus de quémander une attention passagère, mais d’exiger que le sport devienne un axe central des politiques publiques, notamment au cœur des collectivités territoriales. Loin de s’arrêter à la critique, le Cnos-Ben a dévoilé une vision globale pour moderniser l’écosystème sportif béninois. Cette ambition passe impérativement par la consolidation des bases juridiques du secteur et l’élaboration d’un plan stratégique national qui ne laisserait plus de place à l’improvisation. Le Cnos-Ben plaide pour une véritable diplomatie sportive, laquelle serait facilitée par une reconnaissance concrète des acteurs d’élite, notamment à travers l’octroi de passeports de service ou diplomatiques pour fluidifier leurs déplacements internationaux. L’aspect humain et social reste le cœur battant de ce plaidoyer. À en croire le patron du Cnos-Ben, l’urgence est aujourd’hui à la mise en place de critères clairs de reconnaissance pour les athlètes, mais aussi à la création d’un centre médico-sportif moderne, capable d’assurer un suivi de haut niveau. Pour le mouvement sportif local, cette protection doit s’étendre au-delà de la carrière active par des dispositifs de prise en charge pour les anciennes gloires, ces figures tutélaires qui ont fait vibrer la nation.
Financer pour durer
Le nerf de la guerre reste le financement, et sur ce point, le message est limpide : la relance du Fonds national pour le développement du sport est une nécessité absolue selon le Cnos-Ben. En concluant cette rencontre, le Comité a tenu à rassurer sur sa posture : il ne se voit pas comme un rival des instances sportives, mais comme un partenaire complémentaire.
K. B. S. (Coll)




















