La loi de finances rectificative adoptée par les députés le vendredi 21 juin 2026, au Palais des gouverneurs à Porto-Novo a suscité la réaction de Labiou Amadou Djibril, Premier questeur du Parlement. Lire son intervention.
« Merci, Monsieur
le président.
Avant d’aborder le fond du texte, je tiens tout d’abord à saluer la nomination au sein du gouvernement de nos collègues issus du ministère de l’Économie et des finances. Je ne doute pas de leur capacité à poursuivre, avec la même rigueur et la même détermination, le travail remarquable accompli par le président de la République, Romuald Wadagni, dans ses précédentes fonctions.
Je voudrais également féliciter le gouvernement pour les démarches diplomatiques engagées dès sa prise de fonction avec la République du Niger ainsi qu’avec les autres pays partenaires de notre sous-région. Cette avancée contribuera sans aucun doute à améliorer la mobilisation des ressources et à relancer le commerce transfrontalier, favorisant ainsi le renforcement des échanges économiques entre nos États pour le bien-être de nos populations, en particulier celles de la première circonscription électorale.
Monsieur
le président,
Le projet de loi de finances rectificative qui nous est soumis aujourd’hui intervient dans un contexte particulier marqué par une réorganisation de l’action gouvernementale, l’émergence de nouvelles priorités nationales ainsi que la persistance de défis économiques, sociaux et sécuritaires.
À la lecture du document, nous constatons une hausse d’environ 8 % du budget de l’État. Cette augmentation s’explique principalement par l’accroissement des charges financières liées à la dette, le renforcement des mesures de soutien au secteur agricole, la mise en œuvre de mesures sociales ainsi que l’accélération des investissements publics.
Il convient de souligner que cette rectification budgétaire ne constitue pas un simple ajustement comptable. Elle traduit une volonté affirmée du gouvernement de répondre aux nouveaux besoins de notre pays tout en préservant les équilibres fondamentaux de nos finances publiques.
Je me réjouis également de l’accent mis sur les mesures sociales. Nos populations font face à une hausse continue du coût de la vie, aggravée par les tensions internationales. Dans ce contexte, chaque effort consenti par l’État en faveur du pouvoir d’achat représente une réponse concrète aux attentes légitimes de nos concitoyens.
Toutefois, cette ambition doit s’accompagner d’une vigilance constante dans l’exécution des dépenses publiques et dans la préservation de la soutenabilité budgétaire de notre pays.
Pour toutes ces raisons, j’apporte mon soutien à l’adoption de ce projet de loi de finances rectificative.
Je vous remercie, Monsieur
le Président. »




















