Le maire de Cotonou, Luc Gnacadja a marqué les esprits lors de la Conférence Green Cities 2026 de la Berd à Londres, transformant une simple invitation en une démonstration de force diplomatique et stratégique. En s’adressant à un auditoire composé de maires de grandes métropoles mondiales, d’investisseurs internationaux et d’experts en planification urbaine, il a porté une thèse disruptive : celle de la fin du dilemme entre développement économique et résilience environnementale.
Pour la capitale économique du Bénin, le constat est sans appel. Ville en pleine expansion, Cotonou est le poumon économique du pays, attirant une population en quête d’opportunités. Toutefois, cette croissance rapide s’accompagne d’une pression foncière intense et d’une vulnérabilité accrue aux aléas climatiques. À Londres, le maire Luc Gnacadja a présenté l’agenda « Cotonou 2026–2033 : Changer d’échelle », une feuille de route rigoureuse qui place l’horizon 2030, année du bicentenaire, comme point de convergence. L’ambition est de prouver qu’une ville africaine peut être productive et verte, attractive et gouvernée par des standards internationaux. En plaçant la gouvernance – définie comme « l’infrastructure derrière toutes les autres infrastructures » – au cœur de son discours, le maire a convaincu ses interlocuteurs que Cotonou ne cherche plus seulement des fonds, mais qu’elle prépare son administration à une culture de l’exécution. Par cette participation remarquée, Cotonou ne se contente plus de figurer sur la carte des villes africaines; elle s’affirme comme un laboratoire d’innovation, prouvant que la transformation urbaine est un levier de souveraineté et de prospérité durable, capable d’attirer des partenaires de premier plan.
Abdourhamane Touré

















