A l’unanimité, les députés ont adopté la loi des finances rectificative gestion 2026 défendue par les trois ministres chargés de l’Economie et des finances du Bénin qui, selon eux, emboîtent le pas au chef de l’État, Romuald Wadagni qui a géré ce département ministériel pendant dix ans. C’était le vendredi 19 juin 2026 à l’Assemblée nationale.
Pluie de félicitations. C’est ce que les trois ministres en charge de l’Economie et des finances du gouvernement du président Romuald Wadagni ont reçu, vendredi dernier au Parlement, lors de l’adoption de la loi des finances rectificative, gestion 2026. Il s’agit de : Aristide Médénou de l’Economie et des finances ( Mef ), chargé de la coopération, Nicolas Yénoussi, ministre délégué auprès du Mef, chargé des finances et de la microfinance, et de Rodrigue Chaou, ministre délégué auprès du Mef, chargé du budget et de la fonction publique. Lors du débat général, les représentants du peuple ont salué le pragmatisme de ces trois personnalités pour avoir longuement exercé aux côtés de leur mentor, Romuald Wadagni. « Nous constatons les investissements publics dans des secteurs importants tels que : la santé, l’éducation, les infrastructures et la protection sociale. A titre d’exemple, je note l’exonération des frais de scolarité à toutes les filles du secondaire, la réalisation des points d’eau dans les écoles et centres de santé, le renforcement de la prise en charge sanitaire. Ces choix traduisent la volonté du gouvernement de mettre davantage les fruits de la croissance économique au service des populations. L’examen du document soumis à notre appréciation révèle l’adaptation du budget général de l’État aux nouvelles priorités gouvernementales et aux exigences du développement national. La restructuration de l’appareil gouvernemental et l’accélération de certains projets stratégiques justifient les ajustements proposés. Je note avec satisfaction que, malgré l’augmentation du volume budgétaire, les principaux équilibres macro-économiques demeurent préservés, les prévisions de croissance restent maintenues à 5,7% tandis que les investissements publics connaissent une progression significative destinée à soutenir la transformation économique de notre pays. Pour toutes ces raisons et convaincue que cette loi des finances rectificative répond aux impératifs du moment et permettra à l’État de poursuivre efficacement ses actions de développement, je voterai en faveur de son adoption et j’invite mes collègues députés à faire de même…. », a déclaré Chantal Ahyi. Pour le député Maman Salifou, maintenir la croissance économique à 5,7% est ingénieux. « C’est pour ces raisons qu’on note que l’investissement est à la hausse de 8% par rapport à la loi des finances initial. Ainsi, le gouvernement de notre pays refuse l’immobilisme et s’adapte aux besoins de nos compatriotes. Notre rôle et notre devoir, c’est de voter cette loi des finances rectificative pour envoyer un signal fort à nos populations….. », a-t-il fait savoir. Prenant la parole, le député Paulin Akponna n’a pas manqué de se féliciter les prouesses du gouvernement. « Je voudrais saluer et féliciter les importantes mesures sociales contenues dans le projet de société portées par le candidat Romuald Wadagni dont la mise en œuvre au profit de nos populations a démarré avec une rapidité inattendue. Cela témoigne du respect de la parole donnée. Cet acte du gouvernement traduit une volonté claire de placer l’humain au centre des politiques…. », s’est-il réjoui. De son côté, le député Amadou Djibril a salué l’offensive diplomatique régionale du Président Romuald Wadagni. « Je voudrais féliciter le gouvernement qui, dès sa prise de fonction, a entrepris des démarches diplomatiques avec le Niger et les autres pays de l’hinterland. Cette avancée contribuera à améliorer la mobilisation des ressources pour le budget rectificatif soumis à notre appréciation et permettra de relancer le commerce transfrontalier. Ce projet de loi rectificatif intervient dans un contexte particulier marqué par une réorganisation de l’action gouvernementale, l’émergence d’une nouvelle priorité nationale ainsi que la persistance des défis sociaux et sécuritaires…. », a-t-il souligné.
Contenu de la loi
Cette loi s’équilibre en ressources et en charges à la somme de 4.148, 357 milliards de FCfa contre 3 783,984 milliards de FCfa pour le budget initial. Le déficit budgétaire global est évalué à 487.000 milliards de FCfa contre 419.157 milliards de FCfa dans le budget initial. Malgré cette évolution, le gouvernement entend maintenir une gestion prudente des finances publiques et préserver la soutenabilité de la dette publique. Selon le rapport présenté par la commission des finances et des échanges, les modifications que comporte cette loi rectificative ne remettent pas en cause les grands équilibres économiques du pays. Elles visent surtout à renforcer l’efficacité de l’action publique et à assurer le bon fonctionnement des administrations concernées. Ladite loi maintient les efforts en faveur des secteurs sociaux, de l’agriculture, de l’emploi et des investissements publics. Les prévisions de croissance économique restent fixées à 7,5 %, tandis que le déficit budgétaire est estimé à 3,1 % du PIB. Le texte prévoit également plusieurs mesures pour moderniser l’administration fiscale et mieux prendre en compte les activités liées à l’économie numérique afin de renforcer les recettes de l’État.
Jules Yaovi Maoussi
(Br Ouémé-Plateau)




















