L’enquête judiciaire relative à la tentative de coup d’État du 7 décembre 2025 franchit une nouvelle étape. Ce jeudi 29 janvier 2026, l’ancien ministre des Sports, Alassane Tigri, membre du parti d’opposition les démocrates, a été présenté devant les magistrats de la criet, avant d’être placé en détention provisoire.
Interpellé dans la soirée du mercredi 28 janvier 2026, l’ex-ministre faisait l’objet d’un mandat d’arrêt émis par un juge d’instruction de la criet. Cette décision judiciaire intervient après plusieurs convocations restées sans réponse, dans le cadre du dossier lié au coup d’État manqué attribué à son frère, le lieutenant-colonel Pascal Tigri.
Selon des témoins présents sur les lieux, Alassane Tigri est arrivé à la criet aux environs de 17 h 30 ce jeudi. Escorté par deux agents de police en civil, il s’est présenté vêtu simplement, le visage fermé et visiblement éprouvé. Il a ensuite été conduit devant la juge des libertés et de la détention pour son audition, laquelle a débuté peu après 19 h 30, en présence de son avocat.
Un appel téléphonique au cœur des interrogations
Au cours de son audition, l’ancien ministre aurait été longuement interrogé sur un échange téléphonique intervenu à la veille des faits. D’après les informations rapportées par Libre Express, Alassane Tigri a expliqué avoir reçu, le samedi 6 décembre 2025, un appel de son frère Pascal Tigri, quelques heures avant la tentative présumée de coup d’État.
À la barre, il aurait indiqué que son frère lui avait simplement demandé où il se trouvait. Il aurait alors répondu qu’il était à Tanguiéta, leur localité d’origine située dans le nord-ouest du pays. Selon sa version, l’appel aurait pris fin immédiatement après cette réponse, sans autre échange.
L’ex-ministre a également déclaré n’avoir cherché à comprendre ni le motif de cet appel, ni les intentions de son frère. Ce n’est que le lendemain, affirme-t-il, qu’il aurait découvert à travers les médias et les réseaux sociaux l’implication de Pascal Tigri dans une tentative de prise de pouvoir.
Craignant pour sa sécurité après l’éclatement de l’affaire, Alassane Tigri soutient avoir quitté son environnement habituel afin de préserver sa vie.
L.A.


















