La Cour suprême et l’Ecole de formation des professions judiciaires (Efpj) ont signé un accord cadre de partenariat pour l’amélioration de la qualité de la justice béninoise. C’était le jeudi 28 mai 2026 au siège de la Haute juridiction à Porto-Novo.
« Contribuer, par la formation, la réflexion et le partage d’expériences, au renforcement de la qualité de la justice béninoise dans notre pays ». C’est l’objectif de l’accord-cadre de partenariat entre la Cour suprême et l’Ecole de formation des professions judiciaires (Efpj) signé par les deux institutions, le jeudi 28 mai 2026 à Porto-Novo. Dans son allocution, la directrice générale de l’Efpj, Bernadette Codjovi, a fait savoir que cet acte ouvre des perspectives importantes dans plusieurs domaines essentiels à savoir : la formation continue des hauts magistrats et des personnels judiciaires, la recherche en matière des pratiques judiciaires comparées, l’organisation conjointe des colloques, séminaires et activités scientifiques, la vulgarisation de la jurisprudence et le renforcement du dialogue entre les juridictions de fond et la juridiction de cassation. « A travers ce partenariat, nous faisons le choix de la mutualisation des compétences, du partage d’expériences et de la construction d’un espace permanent de réflexion au service de la qualité de la justice béninoise », a déclaré la directrice générale de l’Efpj. Prenant la parole, le président de la Cour suprême, Victor Dassi Adossou, a indiqué qu’il est heureux que la Cour suprême et l’Efpj se retrouvent aujourd’hui autour d’une ambition commune : contribuer, par la formation, la réflexion et le partage d’expériences, au renforcement de la qualité de la justice béninoise. « L’acte que nous posons aujourd’hui revêt une portée qui dépasse largement le cadre d’une coopération administrative classique. Il traduit une vision commune de la justice et une conviction partagée: aucune justice ne peut durablement gagner en crédibilité, en efficacité et en autorité sans un investissement constant dans la formation des femmes et des hommes qui ont la charge de la servir », a indiqué le président de la Haute juridiction. Selon ses propos, la Cour suprême a pour mission fondamentale d’assurer l’unité de l’interprétation du droit, la cohérence de la jurisprudence et la stabilité du raisonnement juridique. « Il apparaissait donc naturel que nos deux institutions, par un dialogue permanent, rapprochent leurs expériences, leurs expertises et leurs ressources afin de bâtir une coopération durable au service de l’excellence judiciaire. L’accord que nous signons aujourd’hui ouvre des perspectives particulièrement prometteuses. Il permettra le développement d’actions conjointes de formation continue, l’organisation de colloques, séminaires et sessions de réflexion, le partage d’expertises techniques, la valorisation de la recherche juridique ainsi qu’une meilleure immersion des apprenants dans les réalités concrètes du fonctionnement de la haute juridiction », a conclu Victor Dassi Adossou.
Jules Yaovi Maoussi
(Br Ouémé-Plateau)


















