« Il a promis des choses qu’il est en train de réaliser méthodiquement », affirme l’ancien Sg de la Cgtb »
Les premières actions du président de la République, Romuald Wadagni, semblent convaincre Pascal Todjinou. L’ancien Secrétaire général de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb) et ancien président de la Commission électorale nationale autonome (Céna) salue la concrétisation progressive des engagements pris par le chef de l’Etat. Pour lui, les promesses électorales sont, cette fois-ci, en passe de devenir une réalité. « Je commence par croire aux promesses électorales à partir de Romuald Wadagni », a déclaré Pascal Todjinou. Une appréciation qui, selon lui, tient à la capacité du chef de l’Etat à respecter les engagements pris devant les électeurs. L’ancien responsable syndical estime que les réalisations engagées correspondent aux promesses formulées durant la campagne électorale. « Il a promis des choses qu’il est en train de réaliser », a-t-il souligné, saluant une démarche qu’il juge méthodique. L’ancien syndicaliste a donné son point de vue dans une interview qu’il a accordée aux confrères de la plateforme d’informations Africaho. En effet, un mois après son investiture, les premières décisions prises par Romuald Wadagni témoignent d’une volonté manifeste de donner rapidement une traduction concrète aux engagements de campagne. Éducation, santé, protection sociale, agriculture et diplomatie figurent parmi les secteurs où les mesures les plus visibles ont été engagées. Les premiers actes du pouvoir Wadagni sont marqués par des décisions concrètes à fort impact social. En vérité, cette appréciation de Pascal Todjinou découle des premières mesures prises par le chef de l’Etat dès sa prise de fonction. Il avait donné le ton dès le premier Conseil des ministres. Le gouvernement avait adopté un projet de loi de finances rectificative portant le budget national de 3 784 milliards à 4 086,62 milliards de F Cfa, soit une hausse d’environ 8 %. Cette augmentation a pour objectif de financer plusieurs programmes à fort impact social et à accélérer des investissements jugés prioritaires. Parmi les mesures on peut noter la gratuité de la scolarité dans l’enseignement secondaire public pour toutes les filles, de la sixième à la Terminale, à partir de la rentrée scolaire 2026-2027 l’amélioration de la prise en charge sanitaire au Bénin, surtout la prise en charge gratuite des urgences vitales dans les hôpitaux publics et la poursuite du programme “Gbessoke”. Le gouvernement Wadagni a également pris des mesures pour améliorer l’accès à l’eau potable et à l’électricité dans les écoles et dans les centres de santé publics. S’agissant de l’agriculture, pilier majeur de l’économie béninoise, le gouvernement a décidé d’accorder une prime exceptionnelle de 10 F Cfa par kilogramme aux producteurs de coton. Le dispositif concerne également certaines filières telles que l’anacarde, le soja et le riz lorsque les capacités nationales de transformation atteignent leurs limites.
Romuald Wadagni, l’exception
L’appréciation du syndicaliste tient donc du fait que les promesses électorales du candidat Romuald Wadagni sont devenues une feuille de route après son investiture le 24 mai 2026. Cette position tranche avec le scepticisme souvent exprimé à l’égard des engagements pris par les hommes politiques au cours des campagnes électorales. Pascal Todjinou rappelle que, dans les habitudes politiques, les promesses électorales sont régulièrement accueillies avec méfiance. Mais, à ses yeux, l’expérience actuelle avec Romuald Wadagni pourrait constituer une exception. Pour Pascal Todjinou, l’essentiel réside désormais dans la concrétisation des engagements annoncés. « Tel que ce qu’il a promis, il est en train de le réaliser méthodiquement. Jusque-là, je ne peux que croire ça », a-t-il conclu.
Odi I. Aïtchédji

















