(La thèse de l’exclusion battue en brèche)
Le parti de l’ancien président Boni Yayi sera bel et bien présent pour les élections législatives de 2026. C’est une bonne nouvelle pour les membres et sympathisants de cette formation politique, qui n’a pas pu tirer son épingle du jeu en ce qui concerne sa participation pour la présidentielle et les communales de 2026.
La commission électorale nationale autonome (Céna) a retenu le parti Les Démocrates pour participer aux Législatives au même titre que quatre autres partis politiques. Pour peu que nous fassions attention et au regard de la récente actualité du parti Ld, la validation des dossiers du parti en vue de sa participation aux Législatives n’est pas un coup de chance, mais elle témoigne du fait que les membres de cette formation politique se soient pris au sérieux pour corriger les failles relevées au niveau de leur dossier pour la Présidentielle et les Communales, afin d’éviter que des erreurs ne soient détectées pour compromettre leur participation à ces Législatives. Ils ont certes une chance pour se rattraper, mais la bataille sera très rude. Plusieurs avertis de la chose politique estiment qu’ils ont du pain sur, sous et autour de la planche et pour cause. Ils doivent les 20% exigés par le code électoral pour pouvoir prétendre à l’attribution de sièges et obtenir des députés en nombre suffisant pour pouvoir parrainer une candidature en leur sein en 2033. Ceci sonne comme le prochain défi pour le parti présidé par Boni Yayi.
Aucune chasse aux sorcières, aucun règlement de comptes
Cette participation du parti Ld, montre que nul n’est au-dessus de la loi et que tous ceux qui respectent les règles du jeu doivent participer au jeu. C’est la preuve que le pouvoir n’était animé d’aucune mauvaise foi. Ils ont reconnu eux-mêmes que pour la Présidentielle et les Communales, il y avait eu des failles au niveau de leurs dossiers. Nous n’en voudrions pour preuve les déclarations de Me Renaud Agbodjo, les communiqués interposés abondamment relayés sur les réseaux sociaux et les frustrations publiquement manifestées par le député Sodjinou, qui a refusé de remettre son parrainage. Pour les Communales, il y avait un cafouillage grandeur nature au niveau de leur dossier, ce qui a été confirmé lors de l’audience à la cour suprême. C’est dire que tant qu’ils feront bien les choses selon les exigences de la loi en vigueur, ils pourront participer aisément aux élections. C’est le cas du parti Moele-Bénin de Jacques Ayadji, qui a sûrement tiré leçons de sa disqualification pour les Communales et a présenté une liste de candidatures plus ou moins irréprochable. Après la confirmation de leur participation aux Législatives par la Céna, ces partis ont désormais intérêt à aller à la conquête de l’électorat pour montrer qu’ils ont véritablement l’ancrage nécessaire et les moyens de décrocher des sièges pour la dixième législature.
Sergino Lokossou


















