Intervenant sur Bip radio, quelques heures après sa désignation comme maire de Cotonou, Luc Gnacadja, a dévoilé ses priorités pour enclencher le développement de la capitale économique du Bénin.
Pour le nouveau maire de Cotonou, la priorité sera de convenir avec le conseil de supervision les impératifs des 100 premiers jours. Il a confié qu’il faut évaluer ce qui a été fait, évaluer à l’aune le plan de développement municipal, ce qu’il reste à faire et comment faire de manière à ce que l’organisation soit excellente pour que les besoins des concitoyens soient satisfaits. « L’autre élément à faire aussi, c’est de comprendre là où on peut faire mieux, vite et bien par rapport aux défis des populations. Pourquoi est-ce qu’un galop dans une rue est cassé et ça reste là pendant trois mois ? Il y a des gens qui rentrent dedans et qui se cassent les pieds. Ce sont des éléments comme ça-là qui sont déjà possibles à faire et que nous identifions comme les premiers fruits à notre disposition », a ajouté Luc Gnacadja. Selon lui, ce n’est pas une affaire de budget, c’est une affaire d’efficacité de l’action municipale. A l’entendre, la nouvelle équipe dirigeante de la mairie de Cotonou à sept ans et il faudrait faire en sorte que l’administration municipale devienne performante. « Notre rôle premier sera de faire converger les énergies, faire en sorte que chacun du concours, nous allons définir un code de gouvernance. Par exemple, il faut que le Conseil municipal démarre ses sessions à l’heure, c’est un signal simple. Et tous ceux qui sont dans des rôles de responsables auront ce qu’on appelle le triangle du manager, ce qu’il y a à faire, avec quoi le faire, à quelle échéance le faire. Et c’est dans ce triangle que chacun sera évalué », a-t-il soutenu. Dans son l’intervention, le nouveau maire de Cotonou s’est également réjoui d’avoir deux femmes comme adjointes pour l’accompagner dans sa mission. « Moi, je me réjouis d’avoir deux mairesses, deux adjointes. Je suis, moi, preneur de la partition des femmes dans la gouvernance publique », a révélé Luc Gnacadja. Il a conclu en disant : « les femmes ont cette capacité à voir comme un scanner et les hommes à vouloir comme un laser. Et les deux sont nécessaires pour soigner un malade ».
Patrice Zoundé (Coll)

















