(Constat de la reprise à Cotonou)
Une rumeur persistante faisait état d’un arrêt prolongé des mini-stations d’essence mises en place par l’État. Pour vérifier l’information, une équipe du journal ‘’Le Matinal’’ s’est rendue sur le terrain le mardi 03 mars 2026, notamment dans quelques quartiers de Cotonou. Le constat fait état de ce que les installations sont bel et bien opérationnelles, même si une interruption temporaire a effectivement eu lieu il y a quelques jours.
Du quartier Avotrou en passant par Dégo, à Abattoir dans le 1er arrondissement de la ville de Cotonou, les pompistes rencontrés ont confirmé qu’une coupure générale est intervenue sur l’ensemble du territoire national il y a environ deux semaines. Selon leurs explications, cette suspension serait liée à un dysfonctionnement du système de gestion. « On nous a expliqués que les messages de facturation n’étaient pas reçus au même moment par tous les exploitants. Le système a subi une maintenance pendant la période de coupure », a confié une pompiste rencontrée à Dégo. Un autre gérant de mini-station, interrogé à Abattoir, évoque la même raison. Depuis, l’activité a repris progressivement. Un autre pompiste rencontré dans la même zone souligne que des mini-stations de Akpakpa ont repris leurs activités entre le vendredi 27 et le samedi 27 février dernier. À en croire les exploitants, la remise en service était conditionnée par le règlement des factures impayées. « Tant que vous ne payez pas vos arriérés, même si la machine est en bon état, elle ne fonctionne pas », explique une pompiste. Elle indique avoir réglé 18 000 francs Cfa pour réactiver son équipement. D’autres auraient déboursé 16 000 francs Cfa, 50 000 francs Cfa, voire 100 000 francs Cfa, selon le volume d’impayés accumulés. Les pompistes précisent que l’État perçoit 25 francs Cfa sur chaque litre d’essence vendu. Le paiement s’effectue toutes les 24 heures. En cas de retard, le système bloque automatiquement la machine, qui ne peut être réactivée qu’après régularisation. Pour rappel, les mini-stations ont été implantées dans le cadre d’un programme gouvernemental visant à lutter contre la commercialisation de l’essence de contrebande, communément appelée « Kpayô ». Elles sont gérées par la Direction générale des dépôts pétroliers du Bénin. À terme, les autorités ambitionnent de déployer 10 000 mini-stations sur l’ensemble du territoire national, dans une dynamique de formalisation et de modernisation du secteur.
Léonce Adjévi
Lutte contre la cybercriminalité au Bénin
Le Cnin intensifie ses actions de sensibilisation à Parakou
(Echange avec des élèves et le Groupement mobile d’intervention nord de la police)
Le Centre national d’investigations numériques (Cnin) intensifie ses actions de sensibilisation à l’endroit des populations. Le lundi 02 mars, les agents du Cnin, notamment ceux de l’Antenne régionale Nord, se sont rendus à l’établissement privé Academia de Parakou pour échanger avec les élèves sur l’usage responsable des réseaux sociaux. Les échanges ont porté sur le thème ; » Les élèves face à l’usage des réseaux sociaux : entre mode et déviance ». Dans la même journée, ils ont rencontré le Groupement mobile d’intervention nord de la Police républicaine pour une séance de discussion consacrée à la cybercriminalité au Bénin. Il est à rappeler que quelques jours plus tôt, soit le 27 février, le Cnin était déjà à Allada et à Tori-Bossito. Les agents y ont sensibilisé les populations sur les différents modes opératoires des cybercriminels ainsi que sur les moyens de s’en prémunir.
Léonce Adjévi
















