Quelques jours après la sortie de son tout premier clip « Min dévo sin vê », l’artiste Arden Offichal, de son vrai nom Mawuena Arden Horace Codjo, parle de ses projets et de sa carrière musicale. Lisez plutôt…
Le Matinal: A quel moment de la vie vous avez senti le besoin de faire de la musique ?
Arden Offichal: Mon amour pour la musique date de mon enfance. Dès le bas-âge, je m’exerçais déjà et je chantais assez bien. Je me rappelle avoir commencé par les interprétations des chansons qui étaient célèbres à l’âge de 10 ans. Donc, c’est un rêve d’enfant que je n’ai pas abandonné et qui se réalise actuellement.
Avez vous un album ou des singles à votre actif? Si oui, combien?
Pour le moment, j’ai un seul album qui n’a pas encore été lancé. Il comporte six titres. Je peux citer « Avec toi », « Tout va mal », « Pour la vie », « My lova » et « Min dévo sin vê » dont je viens de sortir le clip.
Parlant justement du clip de votre morceau «Min dé vo si vê» qui est d’ailleurs votre tout premier, de quoi parle-t-il concrètement?
« Min dévo sin vê » veut dire en français «La petite amie d’autrui». Vous savez, nous sommes dans un monde dans lequel les bonnes mœurs ont perdu leur place dans la société. J’ai fait ce morceau pour dénoncer les affres que nous vivons aujourd’hui. Généralement, plusieurs hommes courtisent la même fille. Cette vidéo montre que généralement les relations tournent autour des mêmes personnes. Pendant que l’homme courtise la femme d’autrui, un autre homme courtise sa femme aussi. Le clip est disponible sur toutes les plateformes de téléchargement.
Quels sont les thèmes que vous abordez dans vos productions ?
J’essaye d’aborder différents thèmes dans mes chansons, mais pour le moment, j’ai beaucoup plus chanté l’amour. Il y a aussi la déception, la trahison, l’argent, la jeunesse, la société…
Quels sont les rythmes que vous pratiquez et pourquoi les avoir choisi ?
Parlant de rythme, dans la musique urbaine, je fais un peu de tout. Mes dernières sorties ont été de l’afro-beat. Avec les tendances actuelles, je ne me focalise pas sur un seul rythme. Autrement dit, je ne me fixe pas de limite.
Quels sont vos projets à court, à moyen et à long termes ?
Pleins d’autres projets musicaux sont en instance et seront dévoilés dans les toutes prochaines semaines. Pour le moment, je veux me concentrer sur la communication autour de ce clip et enchaîner avec d’autres sorties qui sont déjà prêtes. La finalisation de l’album, c’est dans un coin de ma tête, mais ce n’est pas encore une priorité.
Quels sont les artistes qui vous inspirent ?
J’écoute tout ce qui sonne bien à mes oreilles, mais je suis beaucoup plus accroché à la musique urbaine française. Ce sont mes coups de cœur. Cela ne m’empêche pas d’écouter aussi les musiques béninoises.
Faites-nous l’état des lieux actuel de la musique au Bénin ?
Je pense que la musique au Bénin n’est pas encore ce qu’elle devrait être, mais elle va beaucoup mieux que les années antérieures. Je crois qu’en termes de talents, nous n’avons rien à envier aux autres pays. Il faudra juste améliorer et réorganiser le secteur culturel et dans le showbiz.
Si vous aviez un bâton magique pour changer les choses, que feriez -vous ?
Si j’avais un bâton magique, mon premier chantier est de convaincre les investisseurs à financer la musique. Il faut aussi faire un travail sur la mentalité des promoteurs culturels vis-à-vis des artistes surtout les undergrounds. Ils sont moins considérés et cela ne contribue pas au développement de la musique au Bénin.
Propos recueillis par Mohamed Yasser Amoussa (Coll)




















