Les différents acteurs impliqués dans la libre circulation de personnes et des biens le long du corridor Abidjan – Lagos prennent part depuis hier aux travaux de l’atelier régional organisé par l’organisation Ocal. A terme, les assises ouvertes par Joseph Ahissou, représentant du ministre des transports du Bénin permettront d’entériner le document des indicateurs sur la facilitation du commerce et du transport.
Du 24 au 25 mars 2026, l’Organisation du corridor Abidjan – Lagos (Ocal) organise un atelier régional consacré à la validation du rapport de collecte des données sur les indicateurs de la facilitation du commerce et du transport le long du Coral. Il s’agira pour les participants de présenter et valider les résultats, d’harmoniser la compréhension des indicateurs et de formuler des recommandations pour améliorer la fluidité et la compétitivité du corridor. En effet, selon les statistiques issues de la collecte, les délais de traversée vont de 2 heures à 47 heures, la persistance d’environ 41 barrages routiers, une forte prévalence des paiements informels, ainsi qu’un faible recours aux mécanismes de plainte. Ces constats traduisent les difficultés persistantes qui entravent la libre circulation des personnes et des marchandises. En faisant l’état des lieux, Hortense Me, Secrétaire exécutive de l’Ocal a souligné que le corridor Abidjan – Lagos représente un axe vital pour l’intégration économique de l’Afrique de l’Ouest. Il unit cinq pays partageant une part importante des échanges commerciaux et constitue un levier essentiel de croissance et de développement pour les économies. « Cependant, malgré les progrès réalisés ces dernières années, nous constatons que des défis persistent notamment les délais aux portes frontalières, la multiplicité des contrôles, la présence de barrages routiers et diverses entraves à la libre circulation des personnes et des marchandises. Ils ont un impact direct sur le bien-être des populations », a-t-elle déploré. Face à ces défis, les recommandations portent sur une meilleure coordination des services aux frontières, l’harmonisation des horaires, la digitalisation des procédures, la réduction des contrôles et barrages routiers, l’amélioration des conditions de travail et des services essentiels, ainsi que le renforcement des mécanismes de transparence et de gestion des plaintes. Selon Linda Daraté, Représentante du président de la commission de la Cedeao, la fluidité du Coral est au cœur des ambitions exprimées dans le pilier 3 de la vision 2050 de l’organisation. « En réunissant les différents acteurs, nous créons le cadre idéal pour apprécier la qualité, la cohérence et la fiabilité des informations. Les données validées et les recommandations formulées serviront à alimenter le dialogue avec les gouvernements, les États membres et les autorités compétentes pour lever les obstacles qui freinent encore la compétitivité de notre corridor », a-t-elle laissé entendre. Au nom du ministre des transports, Joseph Ahisou a invité les acteurs à suivre et examiner les résultats, analyser la cohérence, la pertinence et la fiabilité des informations collectées au regard des expériences relatives. « Je reste convaincue qu’à l’issue de ces échanges, nous disposerons d’un rapport validé, enrichi et surtout d’une feuille de route claire pour améliorer durablement la performance de votre réparation », a-t-il conclu. A travers cet atelier, l’Ocal réaffirme son engagement à réduire les coûts logistiques, améliorer la fluidité du transport et renforcer la compétitivité régionale.
Mohamed Yasser Amoussa



















