L’amélioration du cadre juridique et institutionnel est le sujet qui a été débattu au cours de l’atelier régional de partage d’expériences et d’actions au sujet du cadre juridique, règlementaire, normatif et sociopolitique protégeant les droits à la santé sexuelle et reproductive organisé par le consortium Social watch Benin-Assopil avec l’appui d’Enabel du 25 au 27 octobre 2022, à Cotonou. Plusieurs constats et propositions ont été faits en vue de l’amélioration des droits à la santé sexuelle et reproductive. Le point a été fait à l’occasion d’une conférence de presse.
Beaucoup de progrès ont été enregistrés par le Bénin en matière des droits à la santé sexuelle et reproductive, a noté l’ensemble des acteurs qui s’intéresse à la question au cours de l’atelier de partage d’expériences et d’actions au sujet du cadre juridique, règlementaire, normatif et sociopolitique protégeant les droits à la santé sexuelle et reproductive organisé par le consortium Social watch Benin-Assopil avec l’appui d’Enabel du 25 au 27 octobre 2022, à Cotonou. Au cours de la conférence de presse qu’ils ont animée pour faire le point des constats et des propositions, Blanche Sonon, Franck Adanmado et Elysée Somassè, respectivement présidente de Social watch Bénin, Directeur exécutif de Assopil et manager programme santé à l’Agence belge (Enabel), ont reconnu les progrès faits par le Bénin pour assurer les droits à la santé sexuelle et reproductive. Cependant, estiment-ils, de nombreux défis restent à être relevés pour améliorer ce cadre et favoriser l’accès aux droits à la santé sexuelle et reproductive. Entre autres constats, il a été identifié que les textes et règlements qui existent et qui protègent les droits à la santé sexuelle et reproductive ne sont pas toujours connus quand bien même ils existent et qu’il faudrait donc travailler à renforcer la connaissance de ces textes de loi en les rassemblant déjà et en les vulgarisant. Il a été aussi constaté selon les conférenciers qu’un certain nombre de textes qui sont pris pour protéger les droits à la santé sexuelle reproductive ne tiennent pas toujours compte des réalités socioculturelles et qu’il faudrait faire des consultations populaires dans certains cas pour réunir s’il le faut un certain nombre de textes tout en tenant compte de ces réalités socioculturelles qui empêchent leur application en vue d’atteindre les objectifs qui protègent ces droits. Ces actions s’adressent à l’ensemble des acteurs qui s’intéressent à la question, aux décideurs au niveau politique et au niveau stratégique. Les participants se sont également engagés sur un certain nombre de décisions qu’ils vont prendre pour le suivi, notamment de la mise en œuvre des recommandations.

















