Comme annoncé, le Kemi Seba comparu lundi 20 avril 2026 devant la justice sud-africaine après son interpellation une semaine plus tôt pour séjour illégal et suite à deux mandats d’arrêt internationaux émis par la justice béninoise pour blanchiment de capitaux et apologie du terrorisme et incitation à la haine. A l’issue de cette audience, le panafricaniste a été mis sous mandat de dépôt.
Les choses se compliquent pour l’influenceur panafricaniste Kemi Seba. A l’issue de l’audience, le tribunal de Pretoria a décidé de la mise sous mandat de dépôt de l’activiste béninois visé depuis l’année 2025 par deux mandats d’arrêt internationaux émis par le Bénin. La justice sud-africaine reproche notamment à Kemi Seba et à son fils, d’avoir tenté de rejoindre illégalement le Zimbabwé avec l’aide d’un ressortissant sud-africain moyennant une somme de plus 13000 dollars. Les arguments de son avocat Sesedi Phooko qui a tenté de justifier la régularité du passeport diplomatique nigérien dont Kemi Seba est détenteur n’ont visiblement pas convaincu le juge. Le parquet a sollicité un report de l’audience pour de plus amples enquêtes sur la validité du passeport de Kemi Seba et son statut de résident ainsi que les soupçons de blanchiment qui pèsent sur lui. Selon une source proche du dossier rapportée par France 24, Kemi Seba se serait installé en Afrique du Sud il y a cinq mois, d’après. « Il était dans une situation qui était irrégulière parce qu’il avait dépassé son visa de deux mois et il n’avait pas régularisé sa situation », a précisé cette source.
Une demande d’asile sujette à polémique
Dans la foulée, l’avocat de Kemi Seba révèle que son client a demandé l’asile politique à Pretoria, après sa comparution. Une demande qui suscite moult interrogations quand on sait que l’homme se prévaut d’un passeport diplomatique nigérien en vertu duquel il lui est lui est loisible de s’établir dans ce pays. Beaucoup d’observateurs se demandent pourquoi c’est maintenant que Kemi Seba demande l’asile en Afrique du Sud, un pays où il s’est établi depuis plusieurs mois ? Le Niger, les pays de l’Aes et la Russie ne seraient-ils plus des asiles surs pour l’influenceurs panafricaniste ? Pourquoi c’est après son interpellation et s’être retrouvé dos au mur qu’il a formulé sa demande d’asile ? Ce sont là autant d’interrogations qui agitent les esprits et qui cachent mal une manœuvre de diversion et une stratégie de fuite en avant. Vivement le 29 avril pour voir la suite que donnera le tribunal de Pretoria à la demande de mise en liberté sous caution formulée par son avocat.
Gabin Goubiyi

















