Comparativement aux années antérieures, le nombre de candidats à l’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc), a connu une baisse cette année. Cette situation n’est pas fortuite selon certains acteurs du monde de l’éducation, en l’occurrence Dr Roger Koudoadinou, directeur des examens et concours du ministère des Enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle (Mestfp).
Selon les chiffres officiels du ministère de l’enseignement secondaire, technique et de la formation professionnelle (Mestfp), l’année 2021 a enregistré 145.959 candidats au Brevet d’études du premier cycle (Bepc). Pour l’édition de cette année, 119.746 postulants, vont à l’assaut de ce diplôme soit une diminution de 23231 candidats. Cette chute numérique d’élèves à l’assaut du diplôme qui propulse l’apprenant au second cycle de l’enseignement secondaire, a induit la suspension de 23 centres de composition sur toute l’étendue du territoire national. Cela a subséquemment entraîné la diminution du nombre de surveillants. Interrogé sur les raisons qui justifient cette baisse du nombre de candidats, Dr Roger Koudoadinou, directeur des examens et concours du Ministère de l’enseignement secondaire, technique et de la formation professionnelle indique qu’elle est une conséquence du discours du gouvernement incitant la population a ré-paramétrer sa perception de la formation scolaire et académique. Pour l’autorité du Mestfp, ce discours « incite à prendre en compte la pertinence de la formation technique et professionnelle ». En effet, le Chef de l’Etat, Patrice Talon n’a fait aucun mystère sur son ambition de promouvoir l’enseignement technique tout au long de son second quinquennat. Dans ce cadre, il est envisagé la construction de 30 lycées agricoles sur toute l’étendue du territoire. Cette option vise, selon le gouvernement et son chef, a mieux affiner l’adéquation entre la formation et l’emploi. C’est en somme une réponse, à la sempiternelle équation du chômage. Selon Roger Koudoadinou, ce discours a contribué grandement à effacer le mythe de l’ « akowé » (ndlr l’intellectuel ou le cadre supérieur) qui est appelé à faire de longues études jusqu’à finir tous les diplômes qui sont à l’Université, sans aucune garantie d’emploi stable et bien rémunéré.
Gabin Goubiyi

















