Interpellé par le témoignage de Bertille Guedegbe Marcos d’une entrepreneuse, une pionnière de l’agro-industrie ouest-africaine, lors d’une mission décentralisée en terre béninoise, le député au Parlement de la Cédéao, Koné Gnangadjomon, appelle ses pairs à passer aux actes. Pour faire de la libre circulation une réalité concrète, il préconise un suivi cartographique et mensuel de tous les corridors de contrôle de la sous région.
L’intégration économique en Afrique de l’Ouest se heurte à un décalage persistant entre les principes de libre circulation de la Cédéao et la réalité vécue par les opérateurs économiques, caractérisée par des tracasseries routières. Face à ce constat, le député ivoirien Koné Gnangadjomon appelle à la mise en place d’un monitoring strict des barrages routiers pour soutenir les Micro, petites et moyennes entreprises.
Lors de travaux délocalisés en terre béninoise et après la visite d’une unité de production de jus d’ananas dans la ville d’Allada à plus d’une cinquantaine de kilomètres de Cotonou, le député Koné Gnangadjomon a constaté l’échec des politiques actuelles face au témoignage de cette entrepreneuse locale préférant exporter hors du continent plutôt que de subir les blocages frontaliers. Une situation qui met en lumière le décalage entre les rapports officiels présentés à Abuja et la réalité du terrain. Le parlementaire exhorte les chefs d’État à briser ces chaînes invisibles pour libérer le potentiel de l’Afrique de l’Ouest et terrasser la pauvreté. Il va soutenir plus que: » l’autonomisation économique des jeunes et des femmes, via la libre circulation des acteurs et des produits des Mpme, est présentée comme le levier crucial pour lutter durablement contre la pauvreté dans l’espace communautaire ». Il adresse directement cet impératif aux chefs d’État pour débloquer le potentiel commercial régional.
Par ailleurs, le cri du cœur du député Koné Gnangadjomon met en lumière l’urgence absolue de faire concorder les actes avec les discours au sein de la Cédéao. À ses dires, pour que l’intégration régionale cesse d’être un mirage institutionnel et devienne un moteur de prospérité, la levée des barrières physiques et le suivi rigoureux des corridors routiers s’imposent comme les véritables clés de l’émancipation économique des femmes et des jeunes de la sous-région.



















