Le président du Conseil économique et social (Ces) Abdoulaye Bio Tchané, a été reçu ce jeudi par le président de la Cour constitutionnelle, Dorothé Sossa. Au menu des échanges, la réforme du Ces, le rapprochement de l’institution avec les populations et le renforcement de la coopération entre les institutions de la République.
Une audience qui intervient au lendemain de l’entrée en vigueur des nouvelles orientations destinées à donner un rôle renouvelé au Ces.
Pendant une vingtaine de minutes, les deux personnalités ont échangé dans une atmosphère conviviale. La rencontre a surtout permis de jeter les bases d’une collaboration plus étroite entre deux institutions aux missions différentes mais complémentaires dans le fonctionnement de l’État.
Donner du contenu à la réforme
La réforme organique du Ces constitue l’un des principaux sujets abordés. Quelques instants avant l’audience, la Cour constitutionnelle avait rendu son avis sur la loi organique de juillet 2026 relative au Ces. Cette réforme vient prolonger les mutations engagées en 2024 et entend renforcer l’efficacité de l’institution dans l’accomplissement de ses missions.
Pour Abdoulaye Bio Tchané, le défi est désormais de passer des textes à l’action. Il s’agit, selon lui, de « faire en sorte que l’institution remplisse ses missions face aux engagements pris et donne davantage de satisfaction à nos populations ».
Le pari de la proximité
Le président du Ces entend ainsi placer la satisfaction des populations au cœur de l’action de l’institution. Cette ambition passe notamment par une meilleure prise en compte des préoccupations des citoyens et un renforcement de la proximité entre le Ces et les différentes composantes de la société.
Autre priorité affichée : la coopération institutionnelle. Abdoulaye Bio Tchané entend renforcer la synergie avec les autres organes de la République, particulièrement la Cour constitutionnelle, afin de contribuer à une meilleure articulation de l’action institutionnelle.
L’accessibilité des textes constitue également un chantier important. Pour le président du Ces, les lois et règlements doivent être davantage accessibles aux citoyens, afin que le principe selon lequel « nul n’est censé ignorer la loi » puisse progressivement devenir une réalité pour tous, sur l’ensemble du territoire national.
Un engagement partagé
Au terme de l’audience, le président du Ces a fait savoir qu’il avait obtenu l’engagement de son homologue de la Cour constitutionnelle à accompagner cette dynamique. Une convergence de vues qui ouvre la voie à un partenariat institutionnel plus soutenu.
À travers cette démarche, Abdoulaye Bio Tchané entend donner corps à la nouvelle orientation du Ces : une institution plus proche des populations, davantage connectée aux autres organes de la République et surtout plus utile à la prise de décision publique.
Odi I. Aïtchédji



















