Une transformation profonde dès le mois de mars 2026. Entre nouvelles régulations contractuelles, structuration des conférences et durcissement des règles disciplinaires, la Fédération béninoise de basketball (Fbbb) pose les jalons d’un championnat plus compétitif et mieux encadré. Le coup d’envoi officiel, prévu pour le 7 mars 2026, s’annonce comme le point de départ d’une ère nouvelle pour la balle orange nationale.
Le top départ de cette saison tant attendue sera précédé, le vendredi 6 mars 2026, d’une réunion technique capitale réunissant les dirigeants de clubs et les officiels. Cette rencontre servira de dernier réglage avant que la compétition ne reprenne ses droits le lendemain, samedi 7 mars, sur les parquets homologués du pays. Pour piloter cette machine désormais plus complexe, la gestion de la Ligue est confiée à un Comité de gestion de cinq membres, dont la composition reflète une volonté d’équilibre entre le Comité exécutif de la Fédération et le collège des clubs professionnels. La compétition se dessine à travers deux zones géographiques où l’intensité promet d’être au rendez-vous. Chez les dames, la Conférence Sud verra s’affronter les formations de Énergie Bbc, Aspac, Renaissance et Élan Coton, tandis que la Conférence Nord regroupera Kobourou, Cavalier, Hoop Dreamers, Kabas et Associés. Du côté des hommes, la densité est encore plus marquée. La Conférence Sud mobilise six prétendants, notamment Avrankou Omnisports et Aol qui rejoignent les ténors habituels. Au Nord, la bataille pour l’élite impliquera Bosco Star, Loungou, Panthère, Us Guema et Aspal le Renouveau, au sein d’une zone réputée pour l’engagement physique de ses athlètes. Pour cette phase régulière, les rencontres se concentreront sur des sites de référence tels que l’Irsp de Ouidah et le Hall des arts au Sud, ou les terrains de Hecm et Don Bosco à Parakou pour le Nord.
Une protection accrue des talents et des investissements
L’une des réformes majeures de cette saison 2026 réside dans l’encadrement des effectifs et la protection des joueurs. Désormais, si les clubs peuvent engager jusqu’à trois joueurs étrangers, une limite stricte de deux joueurs non-béninois simultanément sur le terrain est imposée afin de favoriser l’éclosion des talents locaux. Par ailleurs, un système de protection sportive est instauré pour sécuriser les investissements des clubs formateurs. Moyennant des frais annuels de cent mille francs Cfa, un club peut protéger ses actifs. En cas de transfert vers une autre formation professionnelle, une indemnité comprise entre trois et cinq millions de francs Cfa sera exigée, dont la majeure partie revient au club de départ, le reste étant partagé entre le joueur et la Ligue. Le saut qualitatif voulu par la Fbbb passe également par les bancs de touche. Les entraîneurs principaux doivent désormais justifier d’un diplôme Fiba Afrique Niveau 1 et d’un salaire minimum de cent mille francs Cfa, tandis que leurs assistants et le staff médical (médecin et kinésithérapeute) doivent obligatoirement être licenciés. Cette quête d’excellence s’accompagne d’un arsenal disciplinaire rigoureux. La Ligue ne tolérera aucun désistement en cours de saison, sous peine d’une amende de cinq millions de francs Cfa et d’une suspension de deux ans. Des sanctions financières lourdes sont également prévues pour les absences aux matchs, les actes de violence ou les infractions liées au dopage, marquant ainsi une volonté de fer de préserver l’intégrité et l’attractivité du basketball béninois.
Vers le prestigieux format Elite 6
Le dénouement de la saison suivra un parcours exigeant en trois étapes, organisé par regroupements hebdomadaires. À l’issue de la phase régulière et des matchs de qualification, seules les trois meilleures équipes de chaque conférence décrocheront leur ticket pour l’Elite 6. Ce tournoi final, disputé en aller simple, déterminera les quatre demi-finalistes qui s’affronteront pour le titre suprême. À travers ce cadre renforcé et une gestion exclusive des droits audiovisuels par la Ligue, le basketball béninois ambitionne de devenir une référence régionale incontournable.
K. B. S. (Coll)




















