Invitée, le mardi 27 octobre 2026 sur le plateau de l’émission « Bonjour le Bénin » de la télévision nationale, la cheffe de projet du Cnos Ben, Gloria Koussihouèdé, a fait le point complet des préparatifs de la délégation béninoise en vue des Jeux olympiques de la jeunesse (Joj)
Le rassemblement sénégalais symbolise une première absolue pour le mouvement olympique continental. La capitale sénégalaise abrite la compétition du 31 octobre au 13 novembre 2026. Comme annoncé, effectivement sept (7) espoirs sportifs défendent les pavillons nationaux dans cinq (5) disciplines distinctes. La délégation nationale rassemble des talents en athlétisme, en natation, en escrime, en wushu ainsi qu’en tennis de table. « Nos objectifs restent une meilleure participation et remporter une médaille olympique », déclare la cheffe de projet. Cette distinction constituerait une consécration inédite pour l’histoire sportive locale. Poursuivant les échanges, Gloria Koussihouèdé a abordé les critères de qualification des athlètes béninois. À l’en croire, l’obtention des quotas repose sur les performances enregistrées par les jeunes compétiteurs. Une commission tripartite a évalué les dossiers selon les critères d’universalité et de mérite technique. « L’objectif du Cio, c’est-à-dire le Comité international olympique, est d’augmenter le nombre d’athlètes par sport, ce qui permet d’améliorer les performances sportives en donnant la possibilité, c’est-à-dire plus de place à l’universalité. Ce qui permet à chaque Cno d’augmenter le potentiel de ses athlètes qui peuvent participer aux Jeux. Donc, sur la base bien sûr des performances de nos jeunes athlètes, la commission tripartite, une commission qui est mise en place par la Fédération internationale, le Cio et le Comité d’organisation des Jeux olympiques (Cojo), se met en place pour attribuer des quotas à chaque Cno, mais bien évidemment sur la base des performances dans lesquelles les athlètes de ce pays évoluent. C’est sur cette base que le Cno du Bénin a obtenu un quota de cinq disciplines avec une participation de sept athlètes. Nous avons l’athlétisme, la natation, l’escrime, le wushu et le tennis de table », a-t-elle expliqué.
Un regroupement spécifique en conséquence
Dans la suite de ses propos, elle est revenue sur la préparation finale des athlètes béninois qui s’est s’organisée autour d’un regroupement spécifique. Il a eu lieu du 21 au 25 octobre 2026. Le Stade Général Mathieu Kérékou et la piscine de l’Hôtel du Lac de Cotonou ont accueilli ce camp d’affûtage. « Il nous fallait cette cohésion de groupe parce qu’ils venaient individuellement de leurs fédérations », précise la Cheffe projet du Cnos-Ben. Les athlètes ont renforcé ainsi leur capacité avant l’envol. Aussi, Gloria Koussihouèdé a indiqué que le volet préventif occupe une place centrale dans la démarche institutionnelle. En effet, un atelier spécialisé a sensibilisé les participants aux risques liés aux paris sportifs et à la manipulation des compétitions. « Cet atelier sur l’intégrité était une très bonne occasion pour nous de préparer ces jeunes athlètes, parce que les Jeux olympiques de la jeunesse, c’est les athlètes âgés de 15 ans à 17 ans au maximum. Puisqu’il s’agit des jeunes qui ne sont pas encore majeurs, donc qui n’ont pas forcément toutes les notions ou toute la hauteur par rapport à leur responsabilité et par rapport aux actes qu’ils peuvent poser. L’atelier sur l’intégrité dans le sport était une très belle occasion pour leur parler du sport sûr, parce qu’ils ont le droit de se protéger et de respecter leurs adversaires et bien sûr se faire accompagner par leur entourage », a-t-elle expliqué. La tolérance zéro s’applique strictement en matière de dopage pour cette tranche d’âge de 15 à 17 ans. « Tout ce qu’ils avalent ou qu’ils injectent demeure de leur responsabilité », martèle la responsable administrative. Un dispositif de protection spécifique veille également sur le bien-être des jeunes filles. Cette cellule d’écoute garantit un cadre sécurisé et confidentiel durant toute la durée de la mission.
La tradition olympique respectée par le Bénin
La dernière étape institutionnelle s’est concrétisée par la remise des symboles républicains. « C’est la tradition dans le mouvement olympique de faire la parité, donc une fille et un garçon qui portent le drapeau de la nation. Ce geste est tellement symbolique et fort, parce qu’ils ont le poids de la nation, ils ont le poids de la responsabilité. Parce qu’ils sont des jeunes ambassadeurs du Bénin sur ces Jeux, ils ont le droit d’être un modèle, d’être un rôle-modèle pour toute la jeunesse béninoise restée au pays mais qui les suit. Ils doivent donc jouer ce rôle d’ambassadeur et le jouer dignement », a expliqué Gloria Koussihouèdé. Pour conclure, Gloria Koussihouèdé a confié que des kits complets de compétition et des bilans de santé validés accompagnent ce déplacement. Les athlètes béninois possèdent donc tous les atouts pour aborder cette échéance internationale avec rigueur et détermination.
Karol B. Sékou (Coll)
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