En prélude au 12ème sommet des think tanks d’Afrique, qui se tient à Cotonou, la 35e réunion annuelle du Conseil des gouverneurs de la Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique (Acbf), tenu mercredi 28 octobre 2026 a mis l’accent sur la consolidation des compétences des administrations, les résultats obtenus et la viabilité financière de l’institution.
La capitale économique béninoise accueille les 28,29 et 30 octobre 2026 le 12ème sommet des think tanks d’Afrique, une rencontre organisée par la Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique (Acbf), en partenariat avec la Commission de l’Union africaine et le gouvernement béninois. Plus de 300 institutions issues de plus de 50 pays sont attendues autour des enjeux de développement du continent. En prélude à ce rendez-vous, la 35e réunion annuelle du Conseil des gouverneurs de l’Acbf s’est tenue mercredi 28 octobre. Les échanges ont notamment porté sur les défis du renforcement des capacités institutionnelles et les politiques publiques en faveur de la transformation économique, avec une attention particulière à la question énergétique. Le thème retenu pour le sommet est : « De l’accès à l’énergie à la transformation économique : des voies de l’action publique concrètes pour la viabilité, la croissance et la réforme du secteur de l’électricité en Afrique ».
Des administrations compétentes, un impératif
Dans son allocution de bienvenue, le ministre de l’Économie et des finances, Aristide Mèdénou, a insisté sur le rôle déterminant des ressources humaines dans la réussite des politiques publiques. Pour lui, la qualité des initiatives gouvernementales ne suffit pas sans des administrations capables de les mettre en œuvre. « En tant que politique, quelles que soient les bonnes initiatives que nous prenons, si nous n’avons pas des administrations capables de les implémenter, des administrations compétentes, des administrations expertes, eh bien, nous n’allons pas avoir les résultats que nous espérons. » Le ministre a également souligné la valeur durable du savoir et la responsabilité collective dans la pérennisation de la Fondation. « L’agent passe, mais le savoir reste », a-t-il rappelé, avant d’appeler les acteurs africains à s’approprier l’institution. « La Fondation Acbf, c’est notre chose. Il nous revient de la porter. Il nous revient de l’accompagner. Il nous revient d’en faire une fondation qui atteint les objectifs escomptés. » a martelé l’argentier béninois.
Consolider les acquis et préserver l’équilibre financier
Le président du Conseil d’administration de La Fondation Acbf, Mohamed Beavogui, a, pour sa part, présenté la réunion comme un cadre essentiel de redevabilité envers les États membres. Le rapport annuel de l’exercice 2025 doit mettre en lumière les résultats de la Fondation dans le leadership, les réformes, la planification, le commerce intra-africain, le changement climatique et l’énergie, ainsi que l’harmonisation des politiques fiscales. L’institution entend également renforcer la circulation des connaissances, les partenariats et le dialogue entre décideurs autour des priorités du continent. Mais ces avancées doivent s’accompagner d’une gestion rigoureuse des ressources. Mohamed Beavogui a ainsi attiré l’attention des gouverneurs sur la fragilité persistante de l’équilibre financier de la Fondation. « Son équilibre reste néanmoins fragile et exige une vigilance constante. J’appelle à votre engagement pour consolider cet équilibre. Le versement des contributions des États membres est indispensable. » a-t-il déclaré. À travers ces travaux, l’Acbf entend consolider son action au service des États africains. L’enjeu est de transformer les compétences acquises en capacités institutionnelles durables, afin de soutenir des politiques publiques plus efficaces et une croissance mieux ancrée dans les réalités du continent. Présents à la cérémonie, les représentants partenaires financiers de l’Acbf à savoir, la Boad, le Pnud et la Giz ont réitéré leur engagement à accompagner la Fondation.
Gabin Goubiyi
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